Chaque scrutin s’ouvre sur sa source officielle, chaque chiffre du comparateur sur les passages qui le composent. Les données sont téléchargeables en annexe : Données et reproductibilité →
Résumé
Contexte. On range souvent les votes de santé publique sur un seul axe : pour ou contre la santé. Mais les textes votés font des choses très différentes : interdire un produit, réglementer, taxer, obliger, déroger, réparer.
Objectif. Regarder, sur dix votes de l’Assemblée nationale, qui soutient quoi, si les députés votent comme leur groupe, et avec quels mots ils en parlent ; puis voir si le clivage observé sur le Nutri-Score se retrouve ailleurs.
Méthode. Dix votes nominatifs de 2020 à 2026, dans neuf dossiers choisis pour leur variété ; le vote de chaque député ; 8 768 prises de parole en séance et en commission, comparées par les mots employés. Les détails techniques sont en fin de rapport.
Résultats. Sur les sept votes qui divisent, la gauche prend la position de santé publique dans 97,1 % des cas, le centre dans 69,9 %, la droite dans 58,9 % et le RN et ses alliés dans 11,5 %. Trois votes font l’unanimité des votants : les puffs, les sucres ajoutés dans les aliments pour bébés et le chlordécone. Le RN et ses alliés n’apportent aucun soutien aux PFAS, à la vaccination contre la grippe ni au maintien des haltes soins addictions*, presque aucun à la taxe sur les boissons sucrées et à la régulation de l’installation des médecins. Aux deux bouts de l’hémicycle, on vote en bloc (98,7 à 100 % des votants de gauche et 99,5 % au RN suivent leur groupe) ; au centre et à la Droite républicaine (80,5 %), les voix se partagent. Dans les discours, chacun parle d’abord du sujet en débat, mais pas avec les mêmes mots : liberté, contraintes et coûts pour le RN et ses alliés, inégalités d’accès et preuves pour la gauche.
Conclusion. Sur ces dix votes, l’extrême droite est de loin le camp qui soutient le moins les mesures de santé publique, quel que soit le vote retiré ; la droite vient ensuite, mais sa place devant ou derrière le centre tient au seul vote sur les haltes soins addictions*. Les coalitions changent pourtant avec le texte, et se jouent au centre et à droite, là où les groupes se divisent. L’orientation retenue pour chaque vote est explicite et validée ; les lectures des discours sont automatiques et restent à relire.
1. Introduction
1.1 Une santé publique, plusieurs instruments
Les votes de santé publique sont souvent rangés sur un seul axe, pour ou contre la santé. Les mesures mises aux voix relèvent pourtant d’instruments différents : interdire un produit (les puffs, les sucres ajoutés aux aliments pour bébés), réglementer une exposition (les PFAS), taxer (les boissons sucrées), obliger (la vaccination contre la grippe), réguler une profession (l’installation des médecins), déroger à une interdiction (les néonicotinoïdes), prolonger une expérimentation (les haltes soins addictions), garantir un droit (l’IVG dans la Constitution), reconnaître et réparer (le chlordécone). Chacun appelle d’autres arguments, et peut-être d’autres coalitions.
Ce rapport met dix de ces votes en regard. Il prolonge l’étude du Nutri-Score, où le vote suivait un gradient politique net, pour voir si ce gradient se retrouve ailleurs ou s’il dépend de l’objet voté.
1.2 Les dix mesures en regard
Chaque fiche donne l’objet du scrutin retenu et son résultat. Un vote sur un article, un amendement ou une étape ne décrit pas à lui seul le devenir d’une loi. * Pour les haltes soins addictions, le scrutin porte sur des amendements de suppression : les votes contre la suppression sont lus comme des soutiens au maintien.
Interdiction / réglementation · 2025-02-20
PFAS
Encadrer les usages des PFAS pour protéger la population. Le scrutin porte sur l’article premier en deuxième lecture ; les contraintes des producteurs et les alternatives traversent les débats.
Renforcer la fiscalité des boissons sucrées. Le vote retenu porte sur l’amendement Guedj en seconde délibération du PLFSS 2025 ; le vote antérieur reste une étape distincte.
Préciser et élargir le périmètre de l’obligation grippe, notamment en cabinet de ville, avec un décret après avis de la HAS. Le scrutin ne concerne pas seulement les résidents d’Ehpad.
Préserver la prolongation de l’expérimentation des haltes soins addictions. Il fallait rejeter deux amendements de suppression pour maintenir l’article : le sens de lecture est inversé et signalé par *.
Rétablir l’article premier d’une proposition de régulation de l’installation des médecins pour répondre aux déserts médicaux. Les amendements identiques 55 et 67 sont le repère retenu.
Soutenir une dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes pour les betteraves sucrières. Le vote articule activité agricole, alternatives et risques environnementaux ; le danger sanitaire du titre concerne aussi les plantes.
Inscrire la liberté de recourir à l’IVG dans la Constitution. Le repère est le vote de première lecture de l’Assemblée, antérieur au Congrès : droits, accès et conscience y occupent des places différentes.
Interdire les dispositifs de vapotage à usage unique. Le scrutin porte sur le texte de commission mixte paritaire ; tous les votants le soutiennent, sans que leurs justifications soient nécessairement identiques.
Interdiction / composition des produits · 2026-03-26
Sucres ajoutés dans les aliments pour jeunes enfants
Interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourrissons et enfants en bas âge. Le scrutin sur l’article unique réunit 49 votants, tous favorables.
Reconnaître la responsabilité de l’État dans la contamination au chlordécone et indemniser les victimes. Le vote de deuxième lecture est unanime parmi les votants ; responsabilité et réparation structurent l’objet du texte.
Qui soutient chaque mesure ? Les coalitions sont-elles les mêmes d’un vote à l’autre, ou changent-elles avec l’instrument ?
Avec quels mots ? Les groupes parlent-ils de ces mesures avec des vocabulaires distincts, à sujet égal ?
Vote-t-on comme son groupe ? Les députés suivent-ils la ligne de leur groupe, et où s’en écartent-ils ?
2. Résultats
2.1 Qui soutient la santé publique ?
Pour chaque vote, nous avons fixé quelle position va dans le sens de la santé publique (voter pour la mesure, sauf pour la dérogation aux néonicotinoïdes), puis compté, camp par camp, la part des votes qui vont dans ce sens. L’orientation de chaque vote et sa justification sont données dans la méthode (4.9) ; trois d’entre elles se discutent, d’où la variante qui les retire.
Gauche97,1 %sur sept votes96,6 à 99 % sans un vote
Centre69,9 %sur sept votes64,9 à 79,2 % sans un vote
Droite58,9 %sur sept votes52,8 à 67,8 % sans un vote
RN et alliés11,5 %sur six votes1,1 à 13,8 % sans un vote
Gauche98 %sur dix votes97,7 à 99,3 % sans un vote
Centre78,9 %sur dix votes76,6 à 86,1 % sans un vote
Droite68,1 %sur neuf votes64,1 à 75,8 % sans un vote
RN et alliés41 %sur neuf votes33,6 à 46,1 % sans un vote
Gauche95,8 %sur quatre votes94,4 à 99,1 % sans un vote
Centre85,6 %sur quatre votes80,9 à 99,2 % sans un vote
Droite63,1 %sur quatre votes52,2 à 82,2 % sans un vote
RN et alliés0,4 %sur quatre votes0 à 0,5 % sans un vote
Figure 1. Part des votes de chaque camp qui vont dans le sens de la santé publique. Moyenne des votes, chacun pesant autant, avec les pour, les contre et les abstentions au dénominateur. Sous chaque barre, le trait fin donne l’étendue de cette part quand on retire un vote à la fois. * Pour les haltes soins addictions, voter contre la suppression revient à soutenir la mesure.
Sur les sept votes qui divisent l’Assemblée, la gauche prend la position de santé publique dans 97,1 % des cas, le centre dans 69,9 %, la droite dans 58,9 % et le RN et ses alliés, l’extrême droite, dans 11,5 %, sur la seule IVG. Le RN et ses alliés n’ont soutenu ni la protection contre les PFAS, ni la taxe sur les boissons sucrées, ni la vaccination contre la grippe, ni le maintien des haltes soins addictions*. Le classement ne change pas si l’on garde les trois votes unanimes (41 % pour le RN et ses alliés, 68,1 % pour la droite) ni si l’on retire les votes dont l’orientation se discute (0,4 % et 63,1 %). Retirer un vote à la fois, pour voir si un seul vote fait le résultat, ne change ni la première place de la gauche (96,6 à 99 %) ni la dernière du RN et de ses alliés (1,1 à 13,8 %). L’ordre entre le centre et la droite, lui, tient à un vote : sans les haltes soins addictions*, la droite passe devant le centre (67,8 % contre 65,3 %). Sur ces votes, l’extrême droite est de loin le camp qui soutient le moins les mesures de santé publique, et la droite les soutient toujours moins que la gauche. Le même ordre se retrouve sur le Nutri-Score : sur les sept votes qui imposaient l’affichage, 88,8 % des voix de gauche sont pour, 41,2 % au centre, 7,9 % à droite et 0 % au RN et chez ses alliés.
2.2 L’hémicycle, vote par vote
Chaque point est un siège de l’Assemblée, les groupes étant placés de la gauche vers la droite. Choisissez un vote : la couleur donne le vote de chaque député, un point clair signale un député qui n’a pas voté, un point cerclé un député qui a voté autrement que la majorité de son groupe. Survolez un point pour lire son nom.
soutien à la mesureoppositionabstentionpas de voteautrement que son groupe
Figure 2. Les votes de chaque député, groupe par groupe. Les groupes sont ceux de la législature du vote ; les non-inscrits sont placés en bout de rangée, sans position politique. * Pour les haltes soins addictions, voter contre la suppression revient à soutenir la mesure.
Les trois votes unanimes ne comptent aucun écart à la ligne des groupes. Les votes les plus partagés à l’intérieur des groupes sont la dérogation aux néonicotinoïdes en 2020 (130 députés votent autrement que la majorité de leur groupe) et l’IVG dans la Constitution en 2024 (50) ; en 2024–2026, la régulation de l’installation des médecins (21) et la taxe sur les boissons sucrées (18).
2.3 Voter avec son groupe
Pour chaque groupe, nous comptons, vote après vote, les députés qui votent comme la majorité de leur groupe, puis la part qu’ils représentent sur l’ensemble des votes.
Figure 3. En bleu, la part des suffrages qui suivent la majorité du groupe, sur l’ensemble des votes de 2024 à 2026 (un vote compte pour un groupe à partir de trois votants, sauf égalité en tête). En gris, la part des sièges du groupe qui ont voté, en personne ou par délégation. La première ne porte que sur les votants. Survoler une barre pour le détail, vote par vote.
Aux deux bouts de l’hémicycle, on vote en bloc : sur les huit votes de 2024 à 2026, 98,7 à 100 % des votants des groupes de gauche votent comme leur groupe, et 99,5 % au RN. Entre les deux, les voix se partagent davantage : 93,8 % chez EPR, 96,8 % chez les démocrates, 88,1 % chez Horizons, et 80,5 % à la Droite républicaine, le plus divisé des grands groupes (sur la taxe sur les boissons sucrées, 53,8 % seulement de ses votants suivent la majorité du groupe). Ce constat ne tient pas à un seul vote. En retirant un vote à la fois, les groupes de gauche restent à 98,4 % au moins, le RN à 99,4 % au moins, et la Droite républicaine reste le plus divisé des grands groupes (75,8 à 85,5 %). Le petit groupe UDR, allié du RN, vote moins en bloc que lui (85 % sur 20 suffrages), et ses quatre votants se partagent à égalité sur la régulation de l’installation des médecins. Les deux votes des autres législatures sont aussi très partagés : sur les néonicotinoïdes en 2020, 72 % chez LaREM et 69,1 % chez LR ; sur l’IVG en 2024, 67,8 % chez LR et 63,9 % au RN.
Ces parts portent sur les députés qui ont voté. Or la participation est faible et inégale. Sur les huit votes de 2024 à 2026, 44,9 % des sièges socialistes ont voté, 41,5 % des sièges insoumis, 38,6 % des sièges du RN, 26,5 % chez EPR et 21,4 % à la Droite républicaine. Le vote en bloc se lit donc parmi les votants, pas sur tous les sièges ; l’hémicycle montre aussi les sièges sans vote. Un suffrage pouvant être exprimé par délégation, la participation au scrutin ne mesure pas la présence dans l’hémicycle.
Voter autrement que son groupe n’est pas forcément se contredire : l’écart peut tenir à une conviction, à une liberté de vote laissée par le groupe ou à une erreur rectifiée. Dans l’étude du Nutri-Score, Yannick Neuder (Droite républicaine) déclare après coup avoir voulu voter pour le rétablissement de l’affichage (scrutin 4515). Son vote enregistré, contre, était celui de 16 des 19 votants de son groupe : un écart entre ce qu’un député dit et ce qu’il vote se lit aussi à l’aune de la ligne de son groupe.
Les votes qui s’écartent de la ligne du groupe, député par député
2.4 Qui soutient chaque mesure
Trois mesures font l’unanimité des votants : l’interdiction des puffs (163 soutiens), celle des sucres ajoutés dans les aliments pour bébés (49) et la reconnaissance des dommages du chlordécone (236). Les sept autres divisent, mais pas selon une ligne unique. Le RN et ses alliés n’apportent aucun soutien aux PFAS, à la vaccination contre la grippe ni au maintien des haltes soins addictions*, presque aucun à la taxe sur les boissons sucrées (1) et à la régulation de l’installation des médecins (2) ; ils soutiennent en revanche les trois mesures unanimes et, en majorité, l’IVG dans la Constitution (46 soutiens, 12 oppositions, 14 abstentions).
Le centre se partage sur la taxe sur les boissons sucrées (EPR : 6 soutiens, 26 oppositions, 1 abstention ; démocrates : 16 soutiens, aucune opposition) et sur l’installation des médecins (EPR : 4 soutiens, 18 oppositions, 1 abstention ; démocrates : 7 soutiens, 1 opposition, 2 abstentions). À gauche, les insoumis s’abstiennent largement sur l’obligation vaccinale (2 soutiens, aucune opposition, 8 abstentions), que les socialistes soutiennent (37 soutiens, aucune opposition). En 2020, la dérogation pour les néonicotinoïdes est soutenue par LaREM (175 soutiens, 32 oppositions, 36 abstentions) et par LR (67 soutiens, 21 oppositions, 9 abstentions).
Pourcentages par famille descriptive, chaque scrutin a son propre dénominateur.
Figure 4. Part de soutien à chaque mesure, par famille politique : pour, contre et abstentions de la famille au dénominateur, jamais les 577 sièges. Cliquer une mesure pour ouvrir sa fiche ci-dessous.
Lecture : soutien / opposition / abstentions à la mesure nommée. * Pour les haltes soins addictions, les votes contre la suppression deviennent des soutiens au maintien.
Vérifier le vote brut et le sens de lecture
Soutiens, oppositions et abstentions
Les étapes et les scrutins voisins
2.5 Les mots de chaque camp
À sujet égal, chaque camp a ses mots. Le RN et ses alliés parlent de liberté et de contraintes (« obligation », « choix ») 1,8 fois plus que les autres camps, et de coûts et de taxes 1,6 fois plus : la mesure de santé publique y est d’abord une contrainte et une dépense. La droite parle de droit et d’économie, le centre d’application et d’alternatives, la gauche d’inégalités d’accès et de preuves scientifiques.
Gauche
Inégalités et accès1,4 fois plus que les autres campsterritoires, territoire, accès, déserts médicaux, inégalités, outre-mer
Preuves et incertitudes1,4 fois plus que les autres campsscientifiques, études, scientifique, étude, données, démontré
Centre
Application et alternatives1,3 fois plus que les autres campscontrôle, alternatives, délai, évaluation, délais, contrôles
Droite
Droit et réparation1,5 fois plus que les autres campsconstitution, responsabilité, constitutionnelle, constitutionnel, juridique, constitutionnalisation
Économie et filières1,2 fois plus que les autres campsfilière, agriculteurs, industrie, économie, industriels, agriculture
RN et alliés
Libertés et contraintes1,8 fois plus que les autres campsliberté, obligation, contraintes, contrainte, libertés, choix
Coûts et financement1,6 fois plus que les autres campstaxe, euros, taxes, coût, coûts, recettes
Économie et filières1,4 fois plus que les autres campsentreprises, industriels, industrie, économie, concurrence, industriel
Pour chaque camp, les univers de mots qu’il emploie au moins 1,2 fois plus que les autres camps, dans les mêmes débats (moyenne sur les mesures où il prend la parole), avec les mots les plus fréquents. Ce sont des fréquences de mots, pas des positions : parler de liberté peut servir à défendre une mesure comme à la combattre.
Les discours se ressemblent d’abord par sujet, bien plus que par parti : ce sont les dossiers, pas les groupes, qui organisent les mots. Pour comparer les groupes, le comparateur les met donc face à face sur une même mesure, et chaque expression, chaque chiffre ou chaque proximité ouvre les passages qui le composent.
Le comparateur des discours
Gardez les dix mesures, ou composez une sélection. Comparez tous les groupes ensemble, puis ouvrez une expression, un effectif ou une proximité pour lire les passages qui les composent.
Mesures · toutesGroupes · tous
Comment comparer plusieurs mesures sans confondre leurs sujets ?
Les expressions sont comparées aux autres groupes à l’intérieur de chaque mesure. Leur mesure d’origine reste affichée : les regrouper ici ne fabrique pas un vocabulaire général indépendant des sujets.
Pour les univers, chaque orateur a le même poids dans sa mesure, puis chaque mesure exploitable a le même poids dans la moyenne d’un groupe. Les couvertures peuvent différer entre groupes ; cliquez sur un taux pour voir les mesures et passages concernés. Au moins deux orateurs et deux documents sont requis dans chaque groupe et chaque mesure.
Chaque proximité est calculée séparément dans une mesure commune aux deux groupes, puis ces valeurs sont moyennées à poids égal. Le nombre et les noms des mesures communes restent consultables. « — » signifie qu’aucune mesure commune ne remplit les seuils. Deux cases de la matrice peuvent donc reposer sur des mesures différentes ; les rapprocher n’établit aucun classement politique global.
Les groupes sont distingués par identifiant officiel et législature de la prise de parole, y compris lorsqu’un dossier traverse deux législatures. Aucun rattachement actuel n’est projeté sur les non-inscrits de 2020. Les petits effectifs restent fragiles et une proximité de langage ne vaut pas accord. Calculs, lexiques et règles complets · JSON.
Examiner un face-à-face entre deux familles dans une mesure
Où changent les mots et les raisons ?
Choisissez deux familles politiques. Les dix mesures restent en regard ; sélectionnez ensuite une ligne pour lire les expressions et les passages du même sujet.
Les votes portent sur tous les votants du scrutin ; les mots portent sur les orateurs du corpus. * Sens inversé pour les haltes soins addictions. « — » signale une comparaison non disponible, sans imputation.
Jensen–Shannon compare les distributions des mots : 0 identiques, 1 disjointes. Les cosinus comparent les représentations vectorielles ; ils ne sont ni des pourcentages d’accord, ni des scores calibrés entre moteurs.
Comprendre les sensibilités de cette comparaison
Les expressions qui portent l’écart
Ouvrez une expression pour lire qui l’emploie, à quelle date et dans quel contexte. Les fréquences sont moyennées par orateur ; leur sélection décrit un contraste de vocabulaire.
Univers lexicaux et mots réellement rencontrés
Occurrences pour 1 000 mots, à poids égal par orateur. Les lexiques se chevauchent et ne forment pas un pourcentage du texte. Les mots affichés sous chaque barre sont les formes effectivement repérées, accents normalisés ; cliquez pour ouvrir leurs contextes.
La carte des groupes, à sujet égal
Ce que les embeddings rapprochent
Une moyenne est calculée pour chaque orateur, puis pour chaque groupe. Les mots d’un même dossier restent ainsi comparés dans leur contexte.
Un point proche d’un autre peut exprimer un accord, une réponse ou deux arbitrages opposés autour du même problème. Les groupes sous le seuil de deux orateurs et deux documents sont absents de la carte.
Lire les effectifs et les cosinus des groupes
Écart de votes, écart de mots
Règles des expressions, lexiques et représentations
Expressions contiguës de deux à cinq mots : au moins quatre occurrences, trois orateurs et deux documents dans le dossier ; au moins deux orateurs et deux documents du côté montré. Les expressions incluses l’une dans l’autre sont réduites pour limiter les répétitions. La vue « enjeux » utilise une liste explicite de termes ; la vue complète permet d’en contrôler l’effet.
Embeddings BGE-M3 et MiniLM multilingue, complétés par TF-IDF mots et bigrammes. Les vecteurs proviennent des passages gelés, sans nouvelle génération par un modèle de langue. Les moyennes donnent le même poids aux orateurs. La carte projette les moyennes de groupes, séparément dans chaque mesure. Les métriques et les règles complètes sont dans l’export des comparaisons.
2.6 Deux lectures antérieures, gardées comme contrôles
Les registres d’argumentation codés par le modèle et la carte globale des regroupements sémantiques sont conservés comme contrôles. Ils confirment que les regroupements suivent d’abord le dossier : l’information mutuelle avec le dossier vaut 0,80, avec le groupe 0,23.
Registres d’arguments repérés par le modèle
Le désaccord porte-t-il sur les mêmes raisons ?
Le modèle repère des registres d’argumentation. Un même tour peut en mobiliser plusieurs. Ces codes décrivent des propos ; ils ne vérifient ni leurs affirmations scientifiques, ni une influence industrielle.
Dispersion, sources invoquées et sensibilité
Les mots qui distinguent les groupes
Spécificités lexicales à l’intérieur du dossier choisi. Au moins huit occurrences au total, trois orateurs et deux documents dans la famille concernée. G² est un indicateur descriptif.
Qui parle et qui vote ?
Le croisement porte sur les personnes présentes dans les deux sources. Il ne représente pas les députés silencieux, et ne permet pas d’expliquer leur vote.
Revenir au passage
Passages classés pertinents, de députés ou rapporteurs dont le groupe à la date de la prise de parole est identifié. Le texte codé masque les noms ; l’original reste consultable.
Carte globale des sujets et contrôle des regroupements
Parler des mêmes choses, est-ce être d’accord ?
Les deux modèles sémantiques rapprochent les textes. Une ressemblance peut tenir à un même problème, à une formule reprise, ou à des réponses opposées. Elle ne prouve ni accord, ni circulation d’une influence.
Ce que les regroupements retiennent
Comparer les modèles et les réglages
Deux passages à rapprocher, puis à relire
3. Discussion
3.1 Ce que l’on peut dire
Les dix votes ne se rangent pas sur une échelle unique pour ou contre la santé. Les coalitions changent avec le texte : les interdictions de produits et la réparation du chlordécone font l’unanimité des votants ; la réglementation des PFAS et l’obligation vaccinale opposent le RN et ses alliés à tous les autres ; le maintien des haltes soins addictions* oppose la droite et le RN au reste de l’Assemblée ; la taxe sur les boissons sucrées et la régulation de l’installation des médecins, presque unanimement soutenues à gauche et rejetées par le RN, partagent le centre et la droite ; la dérogation aux néonicotinoïdes réunit en 2020 la majorité d’alors et LR contre la gauche. Le gradient observé sur le Nutri-Score se retrouve donc sur certains votes, pas sur tous.
Ces coalitions se font groupe par groupe. Aux deux bouts de l’hémicycle, les députés votent presque toujours comme leur groupe ; au centre et à la Droite républicaine, les voix se partagent davantage. C’est là que se jouent les votes serrés, et c’est là qu’un écart entre une parole et un vote demande d’abord de regarder ce qu’a voté le groupe.
Dans les discours, les mots et les proximités suivent d’abord le sujet du débat. Comparer les groupes n’a de sens qu’à mesure égale : c’est le choix du comparateur, qui calcule chaque contraste à l’intérieur d’une mesure avant de les rapprocher.
3.2 Ce que l’on ne peut pas dire
Dix cas choisis après examen de leurs résultats ne représentent pas l’ensemble des politiques de santé ; les objets, les dates et les législatures diffèrent.
Aucune mesure globale « pour ou contre la santé » ne peut être tirée de ces votes : soins, environnement, libertés et réparations ne se rangent pas sur une seule échelle. Le « danger sanitaire » du texte sur les néonicotinoïdes concerne aussi la santé des plantes.
Une absence n’est pas un vote contre ; l’unanimité des votants n’est pas celle de tous les députés.
Les affirmations rapportées dans les discours ne sont pas vérifiées ; une proximité de langage ne vaut ni accord, ni influence.
3.3 Pistes
Harmoniser le dénominateur avec l’étude du Nutri-Score : celle-ci rapporte le soutien aux suffrages exprimés, ce rapport y ajoute les abstentions.
Relire à la main un échantillon de tours, pour donner un étalon humain à la pertinence et aux registres.
Élargir la sélection par un tirage parmi les scrutins de santé publique, pour sortir du choix raisonné.
4. Méthode
4.1 Qui lit quoi
Les votes sont des données officielles ; tout le reste repose sur des lectures automatiques ou faites par un agent. Le tableau dit, pour chaque analyse, sur quoi elle porte, qui l’a faite et comment elle a été contrôlée.
Analyse
Matériau
Lecture
Contrôles
Choix des dix scrutins
scrutins nominatifs de santé publique, 2020–2026
Codex, choix raisonné
sélection et décomptes conservés ; retenue par nous le 16 octobre 2026
Suffrages
fichiers officiels des dix scrutins
calcul
total officiel = somme des groupes = somme nominative
Sens de lecture
objet de chaque scrutin
Codex
une inversion, signalée par * (haltes soins addictions)
Pertinence et registres des tours
3 600 entrées, noms et groupes masqués
Qwen3.6 en local
contrelecture de 40 tours par Codex : kappa 0,51 sur la pertinence
Indice de santé publique
orientation de chaque vote, votes par camp
calcul, orientation validée par nous le 20 octobre 2026
trois variantes, même classement
Vote de groupe
vote de chaque député aux dix scrutins
calcul
votes individuels = totaux officiels de chaque groupe
Univers lexicaux et expressions
1 998 tours de députés au groupe daté
calcul, lexiques publiés
deux orateurs et deux documents au moins de chaque côté
Plongements et regroupements
2 293 tours pertinents
BGE-M3, MiniLM, TF-IDF
sensibilité aux graines, au modèle et au centrage par dossier
Le choix des dix scrutins et l’orientation santé publique de chaque vote ont été validés par nous ; les sens de lecture, les codages et les regroupements sont des lectures d’agent ou de modèle, à confirmer.
Sections techniques, repliées :
4.2 Le choix des dix scrutins
Dix votes repères dans neuf dossiers, choisis à dessein après examen de leurs résultats.
Dix votes repères dans neuf dossiers distincts, choisis pour couvrir plusieurs instruments de santé publique, avec un vote nominatif identifiable et des débats exploitables. Trois votes unanimes parmi les votants sont gardés à dessein, pour voir dans quels cas la santé publique rassemble les groupes. La sélection a été faite après examen des résultats : ce n’est ni un échantillon représentatif des votes de santé publique, ni un plan préenregistré.
Les objets, les époques et les effectifs diffèrent : de 49 votants (sucres ajoutés aux aliments pour bébés) à 546 (IVG). Le Sénat et le Congrès sont exclus des dix scrutins.
4.3 Lire un suffrage
Soutien à la mesure nommée, l’astérisque des haltes soins addictions, les familles et les groupes datés.
Toutes les vues lisent le soutien à la mesure nommée : pour, contre ou abstention à ce que la mesure fait. Pour les haltes soins addictions, le scrutin porte sur des amendements de suppression : voter contre la suppression revient à soutenir le maintien de l’expérimentation. Ce scrutin est inversé et signalé par un astérisque ; le vote brut reste consultable dans sa fiche. Une absence n’est pas un vote contre, l’unanimité des votants n’est pas celle de toute l’Assemblée, et les délégations de vote enregistrées sont conservées.
Les groupes sont ceux de la date du vote. Les familles (gauche, centre, droite, RN et alliés, autres) sont un regroupement de lecture : Horizons est rangé à droite, LIOT et les non-inscrits dans « autres ». En 2020, les non-inscrits restent non inscrits : aucune étiquette actuelle n’est projetée sur eux. Dans le tableau des coalitions, la part de soutien est calculée sur les pour, les contre et les abstentions de chaque famille.
4.4 Le corpus des discours
82 documents, 8 768 tours de parole, séances et commissions.
8 768 tours et interruptions extraits · 82 documents de discours · 3 600 entrées de codage (un tour peut relever de deux cas) · 2 293 entrées classées pertinentes · 1 998 retenues dans les comparaisons politiques.
Actes des dossiers et archives des scrutins des XVe, XVIe et XVIIe législatures. XML des séances pour les XVIe et XVIIe ; pages officielles pour les néonicotinoïdes en 2020. Commissions : prises de parole reproduites dans les rapports, dates de réunion confrontées aux actes. Les réunions de nomination et les avis sans transcription ne sont pas assimilés à des débats manquants.
Pour les budgets de la Sécurité sociale, le corpus est borné par les références de séance du dossier, puis par les mentions du sujet et deux tours voisins dans le même article. Ce filtre peut retenir du contexte hors sujet et manquer une formulation sans mot-clé ; il ne constitue pas une collecte exhaustive.
L’unité est le tour continu d’un orateur à l’intérieur d’un article ou d’un chapitre, les interruptions étant conservées à part. Le codage porte sur les tours d’au moins 30 mots ; dans les longs tours, des fenêtres de 100 mots autour des mentions. Gouvernement, présidence, sénateurs et groupes inconnus sont séparés des comparaisons politiques.
4.5 Le codage automatique et sa contrelecture
Qwen en local, à l’aveugle ; 40 tours relus par Codex.
Chaque tour est codé par Qwen3.6-35B en local (température 0, graine fixe), un tour par consigne, sans le vote, le groupe, la date ni l’orateur. Les noms et groupes repérés dans le texte sont masqués, mais le texte peut garder des indices d’appartenance. Quatorze registres d’argumentation, non exclusifs, décrivent les propos ; ils ne vérifient ni leurs affirmations scientifiques, ni une influence.
La contrelecture est calculée à partir du fichier de validation conservé dans les livrables.
Le codage des positions politiques par le modèle a été écarté après des confusions entre la modalité d’une mesure et la mesure elle-même. Les positions présentées ici viennent des scrutins nominatifs. L’accord entre deux modèles n’est pas une validation humaine.
4.6 Trois lectures des discours
Univers lexicaux, expressions répétées, plongements ; un poids égal par orateur.
Univers lexicaux. Occurrences pour 1 000 mots de lexiques publiés, à poids égal par orateur à l’intérieur de chaque mesure, puis à poids égal entre les mesures exploitables d’un groupe. Les lexiques se chevauchent.
Expressions. Expressions contiguës de deux à cinq mots, attestées au moins quatre fois chez trois orateurs et dans deux documents du dossier, comparées aux autres groupes de la même mesure. Ni les mots ni leurs fréquences ne sont réécrits par un modèle de langue.
Plongements. BGE-M3 et MiniLM multilingue, complétés par TF-IDF. Les proximités sont calculées à l’intérieur de chaque mesure, puis moyennées sur les seules mesures communes à deux groupes. Une proximité ne prouve ni accord, ni influence, ni camp politique.
4.7 Stabilité et regroupements
Rééchantillonnages, sensibilités, regroupements de k = 3 à 12.
Deux poids sont affichables : la proportion des tours codés, ou la moyenne des proportions propres à chaque orateur. Les intervalles reposent sur 1 000 rééchantillonnages par document et par orateur, à partir de cinq grappes ; ils mesurent la stabilité dans le corpus collecté, sans représentativité. Le retrait de l’orateur le plus présent et la restriction aux séances sont fournis.
Les regroupements sémantiques des 2 293 tours pertinents suivent le dossier bien plus que le groupe politique (information mutuelle 0,80 avec le dossier, 0,23 avec le groupe) et sont peu séparés (silhouette maximale 0,16).
Regroupements par k-moyennes, de k = 3 à 12, avec sensibilité à cinq graines, au modèle et au centrage par dossier. Les tours pertinents pour deux mesures sont écartés du regroupement global, pour ne pas compter deux fois. La projection à deux axes ne conserve pas toutes les distances.
4.8 Le vote de groupe
La ligne d’un groupe, les écarts, les seuils.
La ligne d’un groupe est, à chaque scrutin, la position (pour, contre ou abstention) la plus fréquente parmi ses votants, à partir de trois votants ; les non-inscrits n’ont pas de ligne. Quand deux positions arrivent à égalité en tête, le groupe n’a pas de ligne à ce scrutin, qui sort de sa cohésion ; c’est arrivé une fois sur les dix votes (UDR, régulation de l’installation des médecins, deux voix pour et deux contre). La cohésion d’un groupe est la part de tous ses suffrages qui suivent cette ligne, sur l’ensemble des votes : c’est la même définition que dans l’étude du Nutri-Score. Les groupes sont ceux de chaque législature : leurs noms et leurs contours changent d’une législature à l’autre. La participation d’un groupe est la part de ses sièges qui ont voté (pour, contre ou abstention), cumulée sur tous les votes de la législature ; elle s’affiche à côté de la cohésion, qui ne porte que sur les votants. Pour vérifier qu’aucun vote ne fait à lui seul la lecture, la cohésion est recalculée en retirant un vote à la fois. La Droite républicaine reste chaque fois le plus divisé des grands groupes. Un seul groupe du centre rejoint alors les deux bouts de l’hémicycle, les démocrates sans la régulation de l’installation des médecins (99,1 %). L’export du vote de groupe donne ces recalculs pour chaque groupe.
Chaque député est rattaché au groupe publié pour le scrutin ; les délégations de vote enregistrées sont conservées. Un écart à la ligne est un vote différent de celui de la majorité du groupe : il ne dit rien du motif, ni d’une éventuelle consigne de vote.
4.9 L’indice de soutien à la santé publique
L’orientation retenue pour chaque vote, et ce que donne l’indice sans chacun d’eux.
Pour chaque vote, nous retenons la position qui va dans le sens de la santé publique, d’après l’objet du texte et la position des autorités sanitaires quand elle est connue. La part d’un camp est celle de ses votes (pour, contre, abstentions) qui vont dans ce sens ; l’indice est la moyenne des votes, chacun pesant autant. Codex s’était interdit tout score « pour ou contre la santé » : cet indice repose sur un choix de lecture, validé par nous le 20 octobre 2026, rendu explicite pour pouvoir être discuté, et tenu par trois variantes (les sept votes qui divisent, les dix, les quatre qui divisent sans débat sur l’orientation).
Vote
Position comptée comme santé publique
Pourquoi
Protéger contre les PFAS
voter pour
réduire l’exposition de la population à des polluants persistants
Renforcer la fiscalité des boissons sucrées
voter pour
taxer les boissons sucrées, mesure recommandée par l’OMS pour réduire la consommation de sucre
Préciser l’obligation grippe en cabinet
voter pour
étendre la vaccination contre la grippe des personnes au contact des patients
Prolonger les haltes soins addictions *
voter pour
maintenir une expérimentation de réduction des risques, évaluée favorablement par l’Inserm en 2021
Réguler l’installation des médecins
voter pour
réguler l’installation pour réduire les déserts médicaux ; orientation discutée, les syndicats de médecins s’y opposant
Autoriser la dérogation néonicotinoïdes
voter contre
refuser la dérogation au nom de la santé environnementale ; orientation discutée, le texte visant d’abord la santé des betteraves
Inscrire la liberté d’IVG dans la Constitution
voter pour
garantir l’accès à l’IVG, soin reconnu comme essentiel par l’OMS ; orientation discutée sur le plan politique
Interdire les puffs (unanime)
voter pour
interdire un produit d’entrée dans le tabac et le vapotage chez les jeunes
Interdire les sucres ajoutés aux aliments bébé (unanime)
voter pour
supprimer les sucres ajoutés dans les aliments des jeunes enfants
Reconnaître et réparer les dommages du chlordécone (unanime)
voter pour
reconnaître et réparer une contamination aux effets sanitaires reconnus
Pour vérifier qu’aucun vote ne fait à lui seul le classement, l’indice est recalculé en retirant un vote à la fois, le même pour tous les camps. Sur les dix votes, l’ordre ne change jamais. Sur les sept votes qui divisent, il change une fois : sans les haltes soins addictions*, la droite passe devant le centre. Sur les quatre votes sans débat d’orientation, il change deux fois : sans la taxe sur les boissons sucrées, le centre passe devant la gauche (99,2 % contre 94,7 %) ; sans les haltes soins addictions*, la droite passe devant le centre. Dans tous les cas, le RN et ses alliés restent derniers, et la droite reste derrière la gauche. Le tableau donne l’indice sans chaque vote, sur les sept votes qui divisent ; l’export de l’indice donne les trois variantes.
Vote retiré
Gauche
Centre
Droite
RN et alliés
Aucun (les sept votes)
97,1 %
69,9 %
58,9 %
11,5 %
Protéger contre les PFAS
96,9 %
64,9 %
52,8 %
13,8 %
Renforcer la fiscalité des boissons sucrées
96,8 %
74,1 %
59 %
13,5 %
Préciser l’obligation grippe en cabinet
99 %
64,9 %
53,4 %
13,8 %
Prolonger les haltes soins addictions *
96,6 %
65,3 %
67,8 % ↑
13,8 %
Réguler l’installation des médecins
96,8 %
76 %
58,9 %
13,1 %
Autoriser la dérogation néonicotinoïdes
97,1 %
79,2 %
64,9 %
11,5 %
Inscrire la liberté d’IVG dans la Constitution
96,6 %
65,1 %
55,8 %
1,1 %
↑ camp qui passe devant un camp classé avant lui sur l’ensemble des sept votes.
4.10 Ce que valent les lectures
Les suffrages sont des données officielles, contrôlées à trois niveaux. Les discours reposent sur des lectures automatiques : l’accord entre Qwen et Codex sur la pertinence des tours est moyen (kappa 0,51 sur 40 tours), et les registres ont des accords variables, parfois faibles. Les fréquences d’arguments sont donc des repérages exploratoires, pas une mesure validée des convictions ; c’est pourquoi le comparateur part des mots eux-mêmes et ouvre toujours les passages.
Annexes
A. Données et reproductibilité
La page est autonome : données et calculs sont embarqués, aucun service distant n’est appelé, hors police de caractères et liens vers les sources. Le recalcul hors réseau se fait avec python3 scripts/reproduire.py, sous Python 3.11 ; les versions des bibliothèques sont dans data/versions.json.
Sources parlementaires : Assemblée nationale. Les affirmations des discours restent celles de leurs auteurs. Version du 21 octobre 2026.
SCRUTIN 848 · 2025-02-20
PFAS
l'article premier de la proposition de loi visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (deuxième lecture).
Question nommée : Soutenir cet article de protection.
Ne pas assimiler un vote sur cet article à une position sur tous les PFAS ou sur leur toxicité.
204 soutiens · 65 oppositions · 5 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
0
59
0
124
EPR
31
0
0
94
LFI-NFP
43
0
0
71
SOC
37
2
0
66
DR
9
1
0
47
ECOS
36
0
0
38
DEM
23
0
0
36
HOR
14
0
0
33
LIOT
4
0
0
23
GDR
6
0
0
17
UDR
0
3
5
16
NI
1
0
0
11
Les discours recueillis
1914 tours extraits, 665 entrées de codage, 488 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 430 tours, 61 orateurs, 5 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Économie et professions 43.0 %; Preuves et connaissances 41.5 %; Budget et financement 40.7 %; Santé humaine et prévention 40.5 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'amendement n° 1 de M. Guedj après l'article 9 ter du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 (première lecture) (seconde délibération).
Question nommée : Soutenir la rédaction de la taxe soda soumise à ce second vote.
Le scrutin 223 du matin est un autre vote, rejeté ; conserver la séquence et la seconde délibération.
142 soutiens · 100 oppositions · 3 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
1
58
0
125
EPR
6
26
1
94
LFI-NFP
49
0
1
71
SOC
29
0
0
66
DR
5
7
1
47
ECOS
18
0
0
38
DEM
16
0
0
36
HOR
9
2
0
34
LIOT
1
2
0
23
GDR
7
0
0
17
UDR
0
5
0
16
NI
1
0
0
8
Les discours recueillis
269 tours extraits, 160 entrées de codage, 69 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 57 tours, 28 orateurs, 12 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Budget et financement 80.3 %; Santé humaine et prévention 46.4 %; Économie et professions 43.8 %; Preuves et connaissances 21.1 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'amendement n° 929 de Mme Dubré-Chirat à l'article 20 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).
Question nommée : Clarifier et étendre le périmètre de l’obligation vaccinale contre la grippe hors établissements, notamment aux employés du même lieu exposés à une contamination ; décret après avis de la HAS.
Le scrutin 4604 porte sur le périmètre prévu par l’amendement 929. Les débats sur les résidents d’Ehpad ou la rougeole sont contextualisés séparément ; ils ne décrivent pas l’objet précis de ce vote.
121 soutiens · 53 oppositions · 12 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
0
53
1
123
EPR
32
0
0
91
LFI-NFP
2
0
8
71
SOC
37
0
0
69
DR
5
0
1
49
ECOS
7
0
0
38
DEM
21
0
0
36
HOR
7
0
0
34
LIOT
5
0
0
22
GDR
2
0
0
17
UDDPLR
0
0
2
16
NI
3
0
0
9
Les discours recueillis
1015 tours extraits, 501 entrées de codage, 110 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 85 tours, 29 orateurs, 8 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Santé humaine et prévention 41.1 %; Mise en œuvre et faisabilité 38.7 %; Liberté et responsabilité 36.1 %; Preuves et connaissances 34.3 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'amendement n° 317 de M. Bentz et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 20 sexies du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).
Question nommée : Maintenir la disposition prolongeant l’expérimentation des haltes soins addictions.
Sens inversé : voter pour l’amendement signifie supprimer l’article ; voter contre préserve cette disposition à cette étape.
104 soutiens * · 62 oppositions · 10 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
0
50
0
123
EPR
32
0
0
91
LFI-NFP
18
0
0
71
SOC
31
0
0
69
DR
0
9
2
49
ECOS
7
0
0
38
DEM
10
0
1
36
HOR
1
0
5
34
LIOT
1
0
2
22
GDR
3
0
0
17
UDDPLR
0
2
0
16
NI
1
1
0
9
Les discours recueillis
95 tours extraits, 46 entrées de codage, 30 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 27 tours, 16 orateurs, 7 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Santé humaine et prévention 49.5 %; Mise en œuvre et faisabilité 40.6 %; Inégalités et accès 39.1 %; Preuves et connaissances 30.7 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'amendement n° 55 de M. Garot et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article premier (supprimé) de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (première lecture).
Question nommée : Soutenir la procédure de régulation de l’installation soumise au vote.
Le scrutin porte sur les amendements identiques 55 et 67 rétablissant l’article premier. Les sous-amendements mis aux voix ont été rejetés ; l’amendement concurrent 78 est tombé. Ce scrutin est distinct du vote ultérieur sur l’ensemble du texte.
155 soutiens · 85 oppositions · 3 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
0
50
0
123
EPR
4
18
1
94
LFI-NFP
40
0
0
71
SOC
50
1
0
66
DR
8
6
0
47
ECOS
19
0
0
38
DEM
7
1
2
36
HOR
8
5
0
33
LIOT
6
1
0
23
GDR
10
0
0
17
UDR
2
2
0
16
NI
1
1
0
11
Les discours recueillis
900 tours extraits, 380 entrées de codage, 296 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 249 tours, 51 orateurs, 5 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Mise en œuvre et faisabilité 66.2 %; Inégalités et accès 43.0 %; Économie et professions 19.8 %; Budget et financement 18.5 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'ensemble du projet de loi relatif aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire pour les betteraves sucrières (première lecture).
Question nommée : Autoriser les dérogations discutées pour les betteraves sucrières.
Pour signifie soutenir la dérogation. Le danger sanitaire figurant dans le titre vise les betteraves ; santé humaine, biodiversité et risques agricoles seront codés séparément. Les groupes sont ceux de 2020.
313 soutiens · 158 oppositions · 56 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
LAREM
175
32
36
271
LR
67
21
9
104
DEM
38
9
4
56
SOC
2
28
0
30
AGIR-E
13
4
1
19
FI
0
17
0
17
UDI_I
7
5
3
17
GDR
0
16
0
16
LT
3
10
1
16
EDS
0
15
0
15
NI
8
1
2
12
Les discours recueillis
1976 tours extraits, 817 entrées de codage, 498 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 435 tours, 72 orateurs, 7 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Économie et professions 50.0 %; Mise en œuvre et faisabilité 49.0 %; Environnement et biodiversité 44.3 %; Budget et financement 28.5 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l’ensemble du projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse (première lecture).
Question nommée : Soutenir ce projet constitutionnel.
Scrutin de l’Assemblée du 30 janvier 2024 ; ne pas le mélanger avec le Congrès du 4 mars réunissant députés et sénateurs.
493 soutiens · 30 oppositions · 23 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RE
164
0
0
170
RN
46
12
14
88
LFI-NUPES
75
0
0
75
LR
40
15
4
62
DEM
47
0
2
51
SOC
31
0
0
31
HOR
26
0
0
28
ECOLO
23
0
0
23
GDR-NUPES
20
0
0
22
LIOT
19
1
2
22
NI
2
2
1
5
Les discours recueillis
1614 tours extraits, 581 entrées de codage, 453 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 423 tours, 53 orateurs, 5 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Liberté et responsabilité 63.9 %; Droit et normes 52.7 %; Inégalités et accès 26.2 %; Autonomie et éthique 14.8 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'ensemble de la proposition de loi visant à interdire les dispositifs électroniques de vapotage à usage unique (texte de la commission mixte paritaire).
Question nommée : Soutenir cette interdiction des dispositifs à usage unique.
163 suffrages pour, sans contre ni abstention : ce constat concerne les votants de ce scrutin, pas les 577 députés. Distinguer puffs et vapotage rechargeable.
163 soutiens · 0 oppositions · 0 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
58
0
0
124
EPR
21
0
0
95
LFI-NFP
15
0
0
71
SOC
15
0
0
66
DR
12
0
0
47
ECOS
14
0
0
38
DEM
7
0
0
36
HOR
6
0
0
33
LIOT
4
0
0
23
GDR
1
0
0
17
UDR
7
0
0
16
NI
3
0
0
10
Les discours recueillis
183 tours extraits, 91 entrées de codage, 68 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 62 tours, 29 orateurs, 5 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Santé humaine et prévention 93.1 %; Environnement et biodiversité 68.5 %; Preuves et connaissances 63.1 %; Économie et professions 62.2 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
Sucres ajoutés dans les aliments pour jeunes enfants
l'article unique de la proposition de loi visant à interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourissons et aux enfants en bas âge (première lecture).
Question nommée : Soutenir cet article.
Seulement 49 suffrages exprimés, tous pour : petit effectif et absence de variation à conserver comme tels.
49 soutiens · 0 oppositions · 0 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
6
0
0
122
EPR
2
0
0
91
LFI-NFP
9
0
0
71
SOC
4
0
0
69
DR
0
0
0
49
ECOS
4
0
0
38
DEM
24
0
0
36
HOR
0
0
0
35
LIOT
0
0
0
22
GDR
0
0
0
17
UDDPLR
0
0
0
17
NI
0
0
0
10
Les discours recueillis
192 tours extraits, 79 entrées de codage, 53 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 45 tours, 14 orateurs, 2 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Santé humaine et prévention 80.0 %; Preuves et connaissances 67.9 %; Mise en œuvre et faisabilité 50.8 %; Inégalités et accès 44.9 %. Codes exploratoires, non exclusifs.
l'ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone (deuxième lecture).
Question nommée : Soutenir ce texte de responsabilité et d’indemnisation.
Le vote favorable à ce texte ne résume pas l’ensemble des positions passées sur le chlordécone. Distinguer reconnaissance, indemnisation et prévention future.
236 soutiens · 0 oppositions · 0 abstentions.
Groupe
Soutien
Opposition
Abst.
Membres
RN
45
0
0
122
EPR
22
0
0
91
LFI-NFP
51
0
0
71
SOC
36
0
0
68
DR
16
0
0
48
ECOS
18
0
0
38
DEM
12
0
0
37
HOR
10
0
0
34
LIOT
8
0
0
23
GDR
11
0
0
17
UDDPLR
1
0
0
17
NI
6
0
0
11
Les discours recueillis
612 tours extraits, 280 entrées de codage, 228 tours jugés pertinents par Qwen. Comparaison politique : 185 tours, 58 orateurs, 5 documents.
Registres les plus fréquents à poids égal par orateur : Budget et financement 59.5 %; Inégalités et accès 59.5 %; Santé humaine et prévention 43.3 %; Responsabilité et réparation 33.5 %. Codes exploratoires, non exclusifs.