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Portrait de Nicolas Naïditch

À propos

Nicolas Naïditch, sociologue de la santé

Relier la recherche, le terrain et ceux qui agissent.

Je suis Nicolas Naïditch, sociologue de la santé, docteur en sociologie. ExpectPatient est la société par laquelle je conduis ces études. Rechercher, accompagner, enseigner et construire des outils, sans séparer la rigueur scientifique de l’expérience vécue.

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Qui je suis

Ce qui m’anime, et d’où je viens.

Je conduis des études qui relient l’expérience des patients à leurs conditions de vie, et je le fais en chercheur. Un chercheur un peu contrarié, d’ailleurs. J’ai fait une thèse de sociologie, mais dans une équipe de recherche clinique, à l’hôpital. J’ai tenté trois années de suite la qualification du CNU en sociologie (section 19), et la réponse a toujours été la même. J’avais enseigné la méthodologie, mais la méthodologie n’est pas disciplinaire. J’avais publié dans des revues médicales, mais elles ne comptent pas comme des revues de sciences sociales. Je n’étais donc pas sociologue pour l’université, et je ne pouvais pas non plus devenir médecin. Alors je suis devenu indépendant.

De la recherche, je garde l’indépendance. Les sociologues parlent de neutralité axiologique, un grand mot pour une idée simple, ne pas confondre la recherche et l’action sur la vie sociale, ni les résultats avec mes préférences ou celles du commanditaire. C’est ce qui évite de biaiser une étude. Cela ne veut pas dire qu’une recherche ne doit servir à rien, au contraire. J’essaie de garder les deux distinctes, et ce n’est pas toujours facile.

J’ai siégé dans des comités de protection des personnes et des comités d’éthique. Même quand la réglementation m’agace, et cela arrive, je fais le maximum pour les droits des participants et pour une notice d’information qu’on comprend.

Et tout ne se compte pas en argent. Une partie de ce que je fais est en accès libre, pour que d’autres puissent le refaire sans moi.

Pourquoi la santé ?

C’est l’exercice de réflexivité que je fais faire à mes étudiants, se prendre soi-même pour objet d’étude. Alors allons-y. Je suis un pur produit de la reproduction sociale. Mes deux parents sont bibliothécaires et ont étudié la philosophie, à une autre époque, et j’ai moi-même suivi un double cursus de philosophie en première année. Ma sœur est psychologue. Le garçon fait la sociologie, la fille la psychologie, nous sommes de vrais clichés, et cela ne nous pose aucun problème. Nous sommes aussi à l’image de la société dans laquelle nous vivons, et mieux vaut le savoir.

Je suis venu à la santé par au moins deux chemins. Quand mon grand-père a eu la maladie d’Alzheimer, j’ai trouvé difficile que ma grand-mère ne soit pas accompagnée. Et mon père avait choisi de donner son corps à la science, ce qui m’a conduit vers l’anatomie et le don du corps, sur lequel je suis intervenu depuis.

Il y a eu aussi un choix pratique, et je n’ai pas peur de le dire. Dès la licence, je savais que la sociologie offrait peu d’emplois, et que la santé serait le secteur où je pourrais travailler. Le reste tient de la sérendipité, des occasions qui se sont présentées.

La douleur est devenue ma spécialité, et pour une raison de méthode. Il n’existe pas d’indicateur biologique de la douleur, ni prise de sang ni image qui la mesure. On s’en remet à ce que disent les personnes. D’où l’importance des PROMs, les mesures que les patients rapportent sur leur état de santé, et des PREMs, sur leur expérience des soins. Encore faut-il qu’elles mesurent ce qui compte pour eux, et c’est là que la sociologie a son mot à dire. J’ai ensuite aidé à en construire, comme DREMS pour l’expérience des soins dans le diabète, et beaucoup de mes publications portent sur ces mesures.

Le professeur Philippe Rigoard m’a accueilli dans son équipe, au CHU de Poitiers, et m’a sensibilisé à la recherche clinique.

Les publications ▸

Pourquoi l’enseignement ?

Je fais de la formation, mais je suis aussi enseignant, notamment dans des écoles de kinésithérapie. Pourquoi là ? Parce que les facultés de médecine confient volontiers la sociologie à des médecins, c’est bien connu.

Et parce que « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement », disait Boileau. Enseigner m’a énormément appris. Cela me fait découvrir de nouvelles facettes de la kinésithérapie, et m’oblige à me tenir à jour.

Surtout, la transmission me semble essentielle. Quand j’accompagne un projet, j’essaie aussi de faire comprendre pourquoi les choses se passent ainsi. Une méthode, ça se discute.

Les formations ▸

Pourquoi la musique ?

Publier dans une revue, c’est souvent céder ses droits à l’éditeur, et ne plus pouvoir diffuser librement son propre texte. Or ce que l’on apprend sur le terrain devrait pouvoir toucher celles et ceux qu’il concerne.

La meilleure solution que j’ai trouvée, c’est la musique. Une chanson circule là où un article n’arrivera jamais, et ce que la méthode ne dit pas, il m’arrive de le chanter.

Les chansons ▸

Pourquoi tout le reste ?

On pourrait me trouver dispersé. Des études, des formations, des chansons, un atlas, des outils, ce site. Ce qui fait tenir l’ensemble, c’est la méthode. Ce que j’aime, c’est la méthodologie, parce qu’une fois qu’on a la méthode, on peut tout faire.

Avant la sociologie, j’ai obtenu un diplôme de musique assistée par ordinateur, et j’ai appris à bidouiller seul sur les premiers ordinateurs. Aujourd’hui j’ai la méthode, et avec l’IA, c’est fantastique. Tout est affaire de données, d’organisation et de questionnement.

Ce n’est donc pas de la dispersion. Je vais au bout des idées que mes recherches m’inspirent, et il y en a beaucoup, grâce aux personnes que je rencontre.

Ce que j’ai construit ▸

Le parcours

Du laboratoire au terrain associatif.

Douze ans de recherche, de l’université à l’hôpital, du monde associatif à l’entreprise. Je pratique le qualitatif et le quantitatif, et je conduis les études que je conçois.

Le parcours en bref

  1. 2017–2020CHU de Poitiers, équipe PRISMATICS

    La thèse, à l’hôpital, sur la douleur chronique, en qualitatif et en quantitatif.

    La thèse ▸
  2. 2020–2023Fédération Française des Diabétiques, Diabète LAB

    Les mesures que rapportent les patients, PROMs et PREMs.

    Les études ▸
  3. 2023–2024MoiPatient

    Des projets qualitatifs et quantitatifs sur l’expérience patient.

    Les études ▸
  4. Depuis 2024ExpectPatient

    Des études, des analyses de verbatims, des formations et des conférences.

    Quatre façons de travailler ensemble ▸
Voir le parcours complet
  1. Depuis 2024
    GérantExpectPatient

    Société de recherche et d’accompagnement sur l’expérience patient. Études pour des plateformes de santé numérique, des fédérations et associations de patients, et responsabilité de l’observatoire d’une union nationale d’associations d’usagers.

  2. 2023–2024
    Sociologue, responsable scientifiqueMoiPatient

    Projets qualitatifs et quantitatifs sur l’expérience patient dans plusieurs champs thérapeutiques. Co-construction des protocoles, questionnaires et guides d’entretien avec des associations de patients.

  3. 2020–2023
    Sociologue, responsable du Diabète LABFédération Française des Diabétiques

    Recherche sur le diabète et ses complications. Spécialisation en mesures rapportées par les patients (PROMs et PREMs), évaluation de dispositifs médicaux, contributions aux dossiers d’évaluation de la Haute Autorité de santé.

  4. 2018–2019
    Membre de la société civileComité de Protection des Personnes Ouest III

    Évaluation de protocoles de recherche clinique au titre du domaine social. C’est de là que vient la lecture du cadre éthique et réglementaire transmise en formation.

  5. 2017–2020
    Sociologue, équipe PRISMATICSCHU de Poitiers

    Recherche sur les aspects psychologiques et sociaux de la douleur chronique, au sein d’une équipe hospitalière : entretiens, participation aux consultations, analyse de bases de données et d’études cliniques, rédaction d’articles et de protocoles.

  6. 2014–2016
    Chargé de cours et enquêteurUniversité de Tours

    Informatique appliquée à l’enquête quantitative, mathématiques et statistiques ; enquêteur à l’observatoire de la vie étudiante ; tutorat en sociologie.

Le parcours en images

Nicolas Naïditch devant l'entrée du 17e congrès de la Société française d'étude et de traitement de la douleur, à Nice
Au congrès de la Société française d’étude et de traitement de la douleur, Nice, 2017.
Nicolas Naïditch, docteur en sociologie, avec l'écharpe de la thèse
La thèse soutenue, fin 2020 ; covid oblige, la photo est prise au jardin.
Nicolas Naïditch et une collègue devant deux posters du Diabète LAB
Deux posters du Diabète LAB, dont la validation du questionnaire DREMS.
Nicolas Naïditch et deux collègues devant un poster du Diabète LAB sur le recyclage des capteurs FreeStyle Libre
Le recyclage des capteurs FreeStyle Libre, au congrès de la Société francophone du diabète, Toulouse, 2024.

La formation

Un doctorat sur la douleur et ses mondes sociaux.

Un doctorat de sociologie à l’Université de Strasbourg, un diplôme de statistiques en santé, et un Executive Master en cours.

Executive Master Gestion des politiques de santé. Sciences Po Paris · En cours

Doctorat de sociologie

Université de Strasbourg, Graduate School of Pain (EURIDOL) · 2017–2020

Analyse qualitative et quantitative de la trajectoire de maladie et des caractéristiques sociales de patients atteints de lombo-radiculalgies post-opératoires. Thèse dirigée par David Le Breton et Philippe Rigoard.

Diplôme universitaire, Méthodes statistiques en santé

Université de Bordeaux · 2019–2020

Analyses descriptives, bivariées et multivariées.

Master de sociologie, Sociétés, Villes et Territoires

Université François Rabelais de Tours · 2014–2016

Mention très bien. Mémoire sur le don du corps à la science.

Ce que je construis

Des outils, développés avec l’IA.

À côté des études, je développe des outils avec l’IA. Dès le master, j’étais formateur sur un logiciel d’analyse qualitative, et j’ai toujours aimé la lexicométrie et les mathématiques. Depuis deux ans et demi, l’IA me sert à développer des outils, à analyser des données et à enseigner. Voici ce que cela a donné.

Ce que j’ai développé avec l’IA

  • Logiciel · en développementExpectQuali

    Le logiciel d’analyse de mes études, pour les entretiens et les focus groups, avec de nouvelles métriques fondées sur de nouvelles méthodologies (saturation à trois canaux, cohésion et concentration thématiques).

    Voir ce qu’il apporte aux études ▸
  • Prestation · disponibleL’analyse de verbatims

    Des milliers de réponses libres, identités masquées en local et lues ligne à ligne, pour une analyse plutôt qu’un classement.

    Découvrir la prestation ▸
  • Logiciel · en développementUn module d’analyse quantitative

    Sur le même principe, la question, la population et le test rendus explicites, et chaque résultat avec son dénominateur.

  • Articles · soumisDes articles de méthode

    Deux articles sur l’analyse qualitative assistée par l’IA, soumis, pas encore publiés.

    Lire leur présentation ▸
  • Atlas · en accès libreL’Atlas territorial

    116 indicateurs tirés des données ouvertes, sur l’offre de soins et les conditions sociales des territoires, de la France à la commune.

    Utiliser l’atlas ▸
  • Données · évaluation en projetLa requalification des annuaires territoriaux

    L’annuaire d’orientation sociale d’AGISS, qualifié ressource par ressource ; son évaluation est en projet.

    Voir AGISS ▸
  • Outil pédagogique · en accès libreAGISS

    Un outil pédagogique pour aider les soignants à lire une situation sociale et à orienter.

    Utiliser AGISS ▸
  • Sites · en ligneDes sites et des plateformes

    Ce site, la boîte à outils ExpectTools et d’autres plateformes, conçus et développés de bout en bout.

    Voir les ressources ▸
  • Moteur · utilisé en conférenceUn moteur de présentation

    Des présentations en HTML, plus fluides qu’un diaporama, où les figures démontrent au clic.

    Voir des slides ▸
  • Moteur · utilisé pour les clipsUn moteur de clips

    Mes chansons sont produites avec Suno ; le moteur qui les met en images, c’est moi qui l’ai fait.

    Écouter les chansons ▸

Deux prix

Pour des recherches sur la douleur.

Deux prix, l’un pour un projet de recherche sur la douleur, l’autre pour les recherches de l’équipe PRISMATICS.

Prix 2020. Société Française d’Étude et de Traitement de la Douleur / Fondation APICIL, Innovations physiopathologiques, diagnostiques et thérapeutiques au service des patients douloureux, pour le projet V-EPICES.

Prix 2018. Top des entreprises de la Vienne, lauréat du prix Émergence et du prix du Public, Poitiers. Pour l’équipe PRISMATICS, au CHU de Poitiers.

Le nom

Expériences et attentes de chaque patient.

Le nom dit ce qu’on étudie, ce que vivent les patients et ce qu’ils attendent.

Voir

D’où vient le nom ?

Un mot.

À retenir Expériences et attentes. Le nom dit l’objet des études, du vécu à une connaissance utilisable.