
Boîte 3 · Module 3
Diffuser un questionnaire
La diffusion décide de combien de personnes répondront, et de qui : deux conditions de la qualité des résultats.
Estimer ses répondants, choisir ses canaux, planifier ses relances, adapter ses messages, garder la trace de chaque source. Un calendrier de diffusion et un calculateur vous attendent dans la boîte.
Environ 18 min en tout. 5 parties, chacune se lit à part.
Par Nicolas Naïditch, sociologue de la santé
6 min · 2 démonstrations · 1 exercice · 2 fiches
Des calculateurs estiment le nombre de personnes à interroger pour un résultat robuste, à partir de trois paramètres : la population, le niveau de confiance, la marge d’erreur. Leurs limites comptent autant que leur résultat.
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OutilCalculer une taille d’échantillon
Calculer une taille d’échantillon
Votre population, votre précision : le nombre de personnes à interroger, et à solliciter.
Personnes à interroger
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Comparer des sous-groupes ? Un calcul par sous-groupe
Ces calculs supposent un tirage au hasard, et que chacun réponde : ce n’est jamais le cas d’une enquête associative. Ils donnent un ordre de grandeur, pas une garantie.
Pour en savoir plus · 2 fiches à dérouler
Fiche 1/2Trois paramètresLa population le nombre total d’individus du groupe ciblé. Le niveau de confiance à 95 %, si l’on refaisait l’enquête…
- La populationle nombre total d’individus du groupe ciblé.
- Le niveau de confianceà 95 %, si l’on refaisait l’enquête cent fois, environ 95 des fourchettes calculées contiendraient la vraie valeur.
- La marge d’erreurà 5 %, si 40 % des répondants sont favorables à une mesure, la vraie proportion se situe probablement entre 35 et 45 %, avec 95 % de confiance, si l’échantillon a été tiré au hasard.
Fiche 2/2Les limites du calculLe calcul suppose un échantillon tiré au hasard, homogène, où tout le monde répond : ce n’est jamais le cas d’une…
Le calcul suppose un échantillon tiré au hasard, homogène, où tout le monde répond : ce n’est jamais le cas d’une enquête associative. La taille à interroger augmente avec la population, puis plafonne. À 95 % de confiance et 5 % de marge, il faut 92 personnes sur 120, 371 sur 10 040, et jamais plus de 385. Pour décrire chaque sous-groupe avec la même précision, on fait un calcul par sous-groupe. Pour les comparer entre eux, il faut un calcul de puissance, qui part de l’écart qu’on veut pouvoir repérer.
L’objectif n’est donc pas de faire ces calculs, mais de savoir expliquer les limites d’un échantillon trop petit ou biaisé. Plus il y a de répondants, plus les résultats sont précis. Un grand nombre ne corrige pas pour autant un recrutement biaisé.
6 min · 2 démonstrations · 1 exercice · 3 fiches · 1 ressource
Liste de diffusion, newsletter, site, réseaux sociaux, partenaires : chaque canal a sa force, son rendement, et son ton. Multipliez-les, intelligemment.
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OutilEstimer vos répondants
Estimez vos répondants
Renseignez vos canaux : le nombre de contacts, et un taux de réponse plausible.
Une estimation pour fixer un objectif plausible, pas une promesse. Mettez un taux à 0 pour retirer un canal.
Pour en savoir plus · 3 fiches à dérouler
Fiche 1/3Forces et faiblessesLa liste de diffusion l’outil le plus performant ; une présentation formelle, l’objectif et l’utilité des réponses. La…
- La liste de diffusionl’outil le plus performant ; une présentation formelle, l’objectif et l’utilité des réponses.
- La newsletterune audience abonnée, un rendement intermédiaire ; placez le lien en haut.
- Le site internetune exposition continue mais passive ; il peut être publié dès le début et rester jusqu’à la clôture.
- Les réseaux sociauxbeaucoup de visibilité, un rendement faible ; un message court, un visuel, un appel à l’action.
- Les partenairesun relais vers d’autres publics, à condition de leur fournir un texte clé en main.
Fiche 2/3Recruter via votre associationLes associations la vôtre et celles de votre réseau, leurs adhérents et leurs bénévoles ; une population importante et…
- Les associationsla vôtre et celles de votre réseau, leurs adhérents et leurs bénévoles ; une population importante et un accès direct, mais pas représentative du grand public, et souvent très sollicitée.
- Les réseaux sociauxbeaucoup de monde touché, des profils variés ; mais un rendement faible, et des profils qui dépendent du réseau.
- Les lieux de soinsdes publics spécifiques, une mobilisation lente et incertaine.
Les biais de sélection sont inévitables : ils doivent être identifiés et discutés dans l’analyse.
Fiche 3/3Estimer ses répondantsFixez-vous un objectif à partir de vos capacités de recrutement. À défaut de précédent, partez de taux indicatifs : 10…
Fixez-vous un objectif à partir de vos capacités de recrutement. À défaut de précédent, partez de taux indicatifs : 10 à 20 % pour une liste bien ciblée, 2 à 5 % pour une newsletter, 0,5 à 1 % des visiteurs d’un site, 1 à 2 % des abonnés LinkedIn. Puis retirez environ 25 %, parce qu’une même personne suit plusieurs canaux. Le calculateur de la boîte fait le compte.
2 min · 1 démonstration · 2 fiches
La diffusion suit une dynamique : après chaque envoi, un pic puis une traînée de deux ou trois jours, jusqu’à presque rien. Les relances se placent en conséquence.
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Pour en savoir plus · 2 fiches à dérouler
Fiche 1/2La traînéeAprès chaque envoi ou relance : un pic de réponses immédiat, une baisse sur deux ou trois jours, un quasi-épuisement…
Après chaque envoi ou relance : un pic de réponses immédiat, une baisse sur deux ou trois jours, un quasi-épuisement vers cinq ou six jours. À chaque relance, les nouveaux répondants sont moins nombreux : les plus motivés ont répondu d’abord. Trop de relances deviennent contre-productives, entre effet « spam » et usure du public.
Fiche 2/2Les règles du calendrierRelancer quand la traînée est finie , vers six jours : trop tôt, la relance passe inaperçue. Pas de relance trop près…
- Relancer quand la traînée est finie, vers six jours : trop tôt, la relance passe inaperçue.
- Pas de relance trop près de la clôture : on perdrait sa traînée.
- Échelonner les canaux de quelques jours, dans les creux, pour garder une courbe régulière.
- Un mois d’ouverture suffit le plus souvent ; deux si les relances sont bien espacées.
- Éviter le vendredi soir et les vacances scolaires ; afficher une date de clôture visible.
2 min · 1 démonstration · 2 fiches
Identifiez le canal par lequel chaque répondant arrive : vous saurez lesquels ont marché, et surtout quel public chacun a recruté.
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Pour en savoir plus · 2 fiches à dérouler
Fiche 1/2Garder la trace de la sourceIdentifiez le canal par lequel arrive chaque répondant : un lien différent par canal, ou une question « comment…
Identifiez le canal par lequel arrive chaque répondant : un lien différent par canal, ou une question comment avez-vous connu cette enquête ?
. Vous saurez quels canaux ont été efficaces, et surtout quels profils chacun a recrutés : c’est ce qui permet de discuter, voire de corriger, les biais de sélection.
Fiche 2/2Lever les freinsdire dans chaque message que l’enquête ne demande ni nom ni adresse, qui la porte, et où lire la notice. Faciliter…
- Rassurer : dire dans chaque message que l’enquête ne demande ni nom ni adresse, qui la porte, et où lire la notice.
- Faciliter l’accès : un lien court, un QR code, un bouton « Répondre ».
- Tester ses contenus auprès de quelques personnes avant la diffusion.
- Varier les messages à chaque relance : le même post, deux fois, ne se voit plus.
2 min · 1 exercice
Cinq situations : relancer, ou pas ?
Relancer, ou pas ?
Cinq situations en cours de diffusion.
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