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Boîte à outilsExpectTools

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ExpectTools · Pas à pas

Votre projet, de A à Z

Un modèle à remplir, avec ses outils. Le protocole d’abord, puis le rapport, sa discussion, sa conclusion et sa grille de compte rendu.

Choisissez votre méthode ; les intitulés, les champs, les exemples et les outils s’y adaptent. La diversification, la taille d’échantillon, le test, le calendrier et la saturation se calculent dans leur rubrique, et l’écrivent pour vous. Les textes en gris sont des exemples, tirés d’un même projet fictif, INSUL-BEN.

Par Nicolas Naïditch, sociologue de la santé

Votre méthode

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Le protocole

    Document 1

    Le protocole

    Les rubriques du modèle de projet de recherche de la boîte 1, dans son ordre. Remplissez-les dans celui qui vous sert.

    Le titre

    L’aide de la rubrique

    Un titre long qui dit le design, la population et l’objectif principal, et, en option, l’échelle et la temporalité. Un titre court, celui qu’on emploiera tous les jours.

    Le piège Un titre qui annonce un thème, « L’insuline hebdomadaire », sans dire ce que l’étude en fera.

    Le porteur du projet

    L’aide de la rubrique

    La personne et la structure qui portent le projet et en répondent, avec leurs coordonnées. Elles figurent sur la couverture du Word, et dans la notice d’information.

    Le piège Un projet porté par « l’équipe » ; un comité ou un partenaire veut savoir qui lui répondra.

    Pour un mémoire Pour un mémoire, l’étudiant et son directeur, tous deux nommés.

    Le résumé

    L’aide de la rubrique

    Une dizaine de lignes qui tiennent tout le protocole. Il s’écrit en dernier, une fois les autres rubriques stabilisées.

    Le piège Un résumé écrit au début, qui ne correspond plus au protocole final.

    Le contexte

    Ce que ça donne

    L’aide de la rubrique

    Sept temps, du général au particulier. Chaque affirmation a une source qui soutient la phrase, et pas seulement son thème.

    Le piège Un chiffre sans source, ou une source qui parle du thème sans soutenir la phrase qu’elle accompagne.

    La problématique et la question de rechercheLa question de recherche et les hypothèses

    Ce que ça donne

    L’aide de la rubrique

    La problématique fait apparaître un problème de connaissance ; la question de recherche en est le point d’arrivée.La question de recherche dit ce que l’enquête doit établir ; les hypothèses, ce qu’on s’attend à trouver.

    En qualitatif, on part d’une croyance partagée, on en tire ce qu’on devrait observer, on fait apparaître des faits qui la contredisent, puis on se demande comment ils sont possibles.En quantitatif, le raisonnement est hypothético-déductif. Des hypothèses tirées de la littérature disent ce qu’on s’attend à observer, et les données les mettront à l’épreuve ; une fois le questionnaire diffusé, il ne se modifie plus.

    Le piège Une question qu’on peut débattre sans aucune donnée, ou une question descriptive qui ne soulève aucun problème.Une hypothèse qu’aucune réponse au questionnaire ne pourrait contredire.

    Les objectifs et les critères de jugement

    L’aide de la rubrique

    Un objectif général, et des objectifs spécifiques qui le déclinent, chacun avec son critère de jugement, numérotés dans le même ordre. Un objectif est une question que l’enquête peut explorer, pas une intention.Un objectif principal, des objectifs secondaires, et pour chacun un critère de jugement, numéroté dans le même ordre. Un objectif est une question que l’enquête peut mesurer, pas une intention.

    En qualitatif, on comprend, explore, identifie. Le critère de jugement renvoie aux thématiques du guide d’entretien. L’objectif général a pour critère l’ensemble des thématiques ; chaque objectif spécifique, la thématique qui l’appréhende.En quantitatif, on évalue, mesure, compare ; le critère est précis, une question, une série de questions ou un score validé.

    Le piège « Avoir une démarche éclairée sur l’insuline hebdomadaire » ; c’est une intention, pas un objectif.

    La population, sa diversificationLa population, la taille d’échantillon

    Outil · la diversification

    Les critères qui font varier les profils, et leurs modalités séparées par des virgules. En externe, le premier critère définit les groupes comparés.

    CritèreSes modalités

    Outil · la taille d’échantillon

    Sans idée de la proportion attendue, gardez 50 % : c’est le cas qui demande le plus de réponses.

    L’aide de la rubrique

    Qui interroger, combien, et par où les trouver. En qualitatif, on choisit les cas pour mettre une idée à l’épreuve ; le nombre dépend de la saturation, il ne se fixe pas à l’avance.Qui interroger, combien, et par où les trouver. La taille se calcule ; le nombre de personnes à solliciter dépend du taux de réponse attendu.

    La diversification interne interroge un groupe homogène en variant les profils à l’intérieur ; l’externe compare des groupes contrastés. Repères de la boîte, une quinzaine d’entretiens pour un groupe homogène, trente et plus pour des groupes contrastés. La saturation se constate sur le terrain.Le calcul suppose un tirage au hasard. Un recrutement par l’association donne un ordre de grandeur, pas un échantillon représentatif ; plus de répondants rend l’estimation plus précise, pas plus représentative.

    Le piège Écrire « moins de 18 ans » en non-inclusion ; la non-inclusion n’est pas l’inverse de l’inclusion.

    Le déroulement de l’enquête

    L’aide de la rubrique

    Comment l’outil se construit, seul ou avec des représentants d’usagers, puis comment le recueil se passe.

    En qualitatif, individuel ou collectif, présentiel ou visio, consentement écrit ou oral, enregistrement, retranscription ; à la main, quatre à six heures par entretien.En quantitatif, une solution de recueil conforme au RGPD, une diffusion préparée avec ses relais et ses relances, et un essai auprès de personnes « naïves ».

    Le piège Construire l’outil à plusieurs sans l’avoir prévu au calendrier. C’est plus riche, et cela prend du temps.

    L’analyse

    Outil · le test, pour vos deux variables

    L’arbre de la boîte 3 oriente vers une famille de tests ; le statisticien confirme le choix.

    L’aide de la rubrique

    Elle se décrit dans le protocole, même quand elle est standard, avec la trace qui permettra à un autre de vérifier chaque résultat.

    Le piège Découvrir à la fin que les données ne permettent pas l’analyse prévue ; l’analyse se prévoit avec les questions.

    Les aspects éthiques et réglementaires

    L’aide de la rubrique

    Le classement de l’étude, la méthodologie de référence, la notice, le dépôt au répertoire du Health Data Hub et l’analyse d’impact. Les enquêtes de perception et les études qualitatives relèvent en général des recherches hors loi Jardé.

    Le piège Commencer le recueil avant l’enregistrement au répertoire public.

    Pour un mémoire Demandez d’abord à votre directeur qui porte ces démarches, et qui est le responsable du traitement.

    Ces contenus informent ; les décisions restent celles de la structure qui porte l’étude. Mentions légales

    Le calendrier et le budget

    Outil · la frise

    Les noms et les durées en gris sont des repères ; écrivez les vôtres.

    L’aide de la rubrique

    Les grandes étapes et leur durée, de la conception à la restitution, et ce qu’elles coûtent.

    Le piège Oublier le temps des allers-retours avec les partenaires, et celui des démarches réglementaires.

    Pour un mémoire Un mémoire a le calendrier de l’école ; partez de la date de rendu, et remontez.

    La bibliographie

    L’aide de la rubrique

    Les références citées, gérées dans un logiciel comme Zotero. Chacune a été retrouvée, ouverte et vérifiée.

    Le piège Citer une référence de seconde main, ou proposée par un assistant d’IA, sans l’avoir jamais ouverte.

    Les annexes

    Les annexes du protocole

    Cochez une annexe quand elle est prête à joindre ; le Word dit lesquelles restent à joindre.

    L’aide de la rubrique

    Ce qui accompagne le protocole, à commencer par la notice d’information (NIP), celle que lira chaque participant ; puis le guide d’entretien ou le questionnaire, et l’argumentaire du classement.

    Le piège Un protocole déposé sans sa notice, ou une notice qui promet ce que le protocole ne prévoit pas.

    Le modèle vierge · Word · 464 Ko

    Document 2

    Le rapport

    Après l’enquête, les résultats, qui changent avec la méthode, puis la discussion, la conclusion, et la grille qui vérifie le compte rendu. Copié ou téléchargé, le rapport reprend aussi le résumé, l’introduction et la méthode du protocole, marqués à relire au passé, pour dire ce qui a été réellement fait.

    L’équipe de recherche

    L’aide de la rubrique

    Qui a recueilli les données, ce que les participants savaient de cette personne, et ce qu’elle apportait au sujet. Le rapport le dit, parce que l’entretien se fait à deux.

    Le piège Un enquêteur invisible, comme si les entretiens s’étaient menés seuls.

    Ce qui a changé depuis le protocole

    L’aide de la rubrique

    La méthode du rapport reprend le protocole, au passé. Ce qui a changé se dit, avec sa raison.

    Le piège Laisser croire que tout s’est passé comme prévu.

    Les participantsLes répondants

    Outil · le taux de réponse

    L’aide de la rubrique

    Qui a participé, avec les effectifs, et ce qui les distingue de la population visée.

    Le piège Un pourcentage sans son effectif, ou un taux de réponse sans dire combien de personnes ont été sollicitées.

    La saturation

    Outil · le suivi de saturation

    Après chaque entretien, le nombre de codes nouveaux qu’il a fait apparaître, et ce qu’il a apporté.

    N°Codes nouveauxCe qu’il a apporté

    E1
    E2
    E3
    E4
    E5
    E6

    L’aide de la rubrique

    Entretien par entretien, ce que chacun a apporté de nouveau. La courbe dit quand le neuf se raréfie ; la décision d’arrêter, elle, se justifie par les catégories principales.

    Le piège Annoncer la saturation sans montrer comment elle a été appréciée.

    Les résultats, thème par thème

    Thème 1

    Thème 2

    Thème 3

    L’aide de la rubrique

    Un thème par bloc. Ce qu’il recouvre, combien de participants le portent, et une à trois citations, chacune pour un rôle (représentative, exemplaire ou atypique), exacte et attribuée.

    Le piège Une citation recollée, ou un « la plupart » qui ne correspond à aucun nombre.

    Les résultats

    L’aide de la rubrique

    Chaque chiffre porte son effectif ; une réponse « ne sait pas » est une réponse. Un résultat significatif n’est pas forcément important.

    Le piège Un pourcentage sans son effectif, ou une p-value présentée comme la taille d’un effet.

    La discussion

    L’aide de la rubrique

    Le résultat principal d’abord, puis sa place dans la littérature, les forces et les limites, et ce qu’il change. On n’y présente pas de résultat nouveau.

    Le piège Des limites expédiées en une ligne, ou des implications qui vont au-delà de ce que les données permettent.

    La conclusion

    L’aide de la rubrique

    Elle répond à la question de recherche, sans résultat nouveau, et dit ce que l’étude ouvre.

    Le piège Une conclusion qui répète la discussion, ou qui annonce plus que les résultats ne montrent.

    Le financement, les liens d’intérêts, les remerciements

    L’aide de la rubrique

    Qui a financé l’étude et quel rôle il a joué, les liens d’intérêts de l’équipe, et qui elle remercie.

    Le piège Un financeur dont on ne dit pas s’il a relu ou orienté les résultats.

    La grille COREQLa grille CROSS

    Pour chaque item, où et comment le rapport le traite : la section, la page. L’exemple en gris est celui d’INSUL-BEN ; écrire l’endroit coche l’item. « La rubrique » mène à l’endroit du modèle qui le traite. Un item, ou un sous-item, qui ne s’applique pas se dit avec sa raison (« 10e, non applicable, enquête transversale »).

    Domaine 1 · L’équipe de recherche et la réflexivité

    Caractéristiques personnelles

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique
    4. la rubrique
    5. la rubrique

    La relation avec les participants

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique

    Domaine 2 · Le design de l’étude

    Le cadre théorique

    1. la rubrique

    La sélection des participants

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique
    4. la rubrique

    Le contexte

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique

    Le recueil des données

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique
    4. la rubrique
    5. la rubrique
    6. la rubrique
    7. la rubrique

    Domaine 3 · L’analyse et les résultats

    L’analyse

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique
    4. la rubrique
    5. la rubrique

    Le compte rendu

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique
    4. la rubrique

    Titre et résumé

    1. la rubrique
      Ses 2 sous-items, 1a à 1b
      • 1a Le titre ou le résumé dit « enquête », avec un terme courant pour le design.
      • 1b Le résumé informe sur le contexte, les objectifs, la méthode, les résultats, leur interprétation et les conclusions.

    Introduction

    1. la rubrique
    2. la rubrique

    Méthode

    1. la rubrique
    2. la rubrique
      Ses 4 sous-items, 5a à 5d
      • 5a Le questionnaire est décrit (nombre de parties et de questions, instruments utilisés et leur nom).
      • 5b Chaque instrument est décrit, avec sa population cible, sa validité et sa fiabilité publiées, sa cotation et sa référence.
      • 5c L’essai préalable, s’il a eu lieu, est décrit (méthode, nombre d’essais, nombre et profil des participants, ressemblance avec l’échantillon).
      • 5d Le questionnaire est fourni en entier si possible, dans l’article, en annexe ou en ligne.
    3. la rubrique
      Ses 4 sous-items, 6a à 6d
      • 6a La population est décrite (contexte, lieux, critères d’inclusion et d’exclusion).
      • 6b La technique d’échantillonnage est décrite (aléatoire, stratifié, en grappes, de commodité…), avec les lieux en cas de grappes.
      • 6c La taille d’échantillon est donnée, avec le détail de son calcul.
      • 6d La représentativité de l’échantillon est discutée, surtout pour une enquête en population.
    4. la rubrique
      Ses 3 sous-items, 7a à 7c
      • 7a Le mode de passation est décrit, avec le type et le nombre de contacts, et le lieu ou l’outil en ligne.
      • 7b La période de l’enquête est donnée (recrutement, exposition, suivi).
      • 7c La saisie est décrite, avec ce qui limite les erreurs de saisie sur papier, ou les participations multiples en ligne.
    5. la rubrique
    6. la rubrique
      Ses 2 sous-items, 9a à 9c
      • 9a L’avis éthique, s’il a été obtenu, est donné, avec le consentement des participants et les déclarations applicables.
      • 9c L’anonymat et la confidentialité sont décrits, avec ce qui protège les données d’un accès non autorisé.
    7. la rubrique
      Ses 7 sous-items, 10a à 10g
      • 10a La méthode statistique est décrite, avec son logiciel.
      • 10b Toute transformation des variables analysées est signalée, avec sa référence.
      • 10c Le traitement des données manquantes est décrit, avec leur taux, leur mécanisme supposé et la méthode retenue.
      • 10d Le traitement de l’erreur de non-réponse est dit.
      • 10e Pour une enquête longitudinale, le traitement des perdus de vue est dit.
      • 10f Une pondération ou un score de propension, pour corriger un échantillon non représentatif, est signalé s’il est utilisé.
      • 10g Toute analyse de sensibilité réalisée est décrite.

    Résultats

    1. la rubrique
      Ses 4 sous-items, 11a à 11d
      • 11a Les effectifs à chaque étape sont donnés, si possible dans un diagramme de flux.
      • 11b Les raisons de non-participation à chaque étape sont données, si possible.
      • 11c Le taux de réponse est donné, avec sa définition ou sa formule.
      • 11d En ligne, les visiteurs uniques sont définis et comptés, avec les proportions de vues, de participation et de complétion.
    2. la rubrique
    3. la rubrique
      Ses 3 sous-items, 13a à 13c
      • 13a Les estimations brutes, et ajustées s’il y a lieu, sont données avec leurs intervalles de confiance à 95 % et leurs p-values.
      • 13b En analyse multivariée, la construction du modèle, son ajustement et ses hypothèses sont décrits.
      • 13c Les analyses de sensibilité sont rapportées ; avec beaucoup de données manquantes, elles comparent les cas complets aux données imputées, si possible.

    Discussion

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique

    Autres informations

    1. la rubrique
    2. la rubrique
    3. la rubrique
    L’aide de la rubrique

    Une grille rend la démarche explicite et examinable ; elle n’atteste pas la qualité de l’étude.

    COREQ, 32 items en trois domaines, pour rendre compte d’une étude par entretiens ou groupes (Tong, Sainsbury et Craig, 2007). Beaucoup de revues la demandent, avec la page où chaque item est traité.CROSS, la grille de compte rendu des enquêtes par questionnaire (Sharma et al., 2021) ; ses 40 items sont regroupés ici en 19 lignes.

    Le piège Cocher un item qu’on n’a pas traité, en pensant le reprendre plus tard.

    Le modèle vierge · Word · 464 Ko

    Un projet à mener avec un sociologue de la santé ? Construire l’étude avec ExpectPatient ▸

    À lire · Boîte 1 · Construire le projet de recherche

    Le titre

    Comment s’appelle votre étude ?

    Un bon titre est clair, lisible et communicable. Il contient le type d’étude, la population, l’objectif principal ; parfois la temporalité et l’échelle. Et un titre court : le « petit nom » de votre étude.

    Voir

    Que manque-t-il à « Enquête Transports sanitaires » ?

    Un titre de départ.

    À retenir Un design, un objectif, une population : le titre se lit d’une traite. Et un acronyme qu’on retient, et qu’on comprend.

    À lire · Boîte 1 · Construire le projet de recherche

    Le contexte

    Pourquoi ce projet doit-il exister ?

    Un bon contexte ne raconte pas l’histoire du projet : il démontre pourquoi ce projet doit exister. Il part large, resserre sur ce que dit la littérature, montre ce qui manque, et conclut sur l’intérêt du projet.

    Voir

    Comment construire un contexte ?

    Un entonnoir.

    À retenir Du général au particulier : le lecteur arrive de lui-même à la conclusion que votre étude est utile.

    À lire · Boîte 1 · Problématiser

    Un chemin, pas une question

    Une bonne question suffit-elle ?

    La problématisation est un cheminement : on confronte des croyances, des savoirs établis et des données, jusqu’à faire apparaître un problème. La question de recherche en est le point d’arrivée.

    Voir

    Une bonne question suffit-elle ?

    Quatre temps.

    À retenir On part d’une croyance, on en tire une attente, des faits la contredisent : la question naît de cette tension.

    À lire · Boîte 1 · Problématiser

    Les deux pièges

    Profonde, ou descriptive ?

    Deux sortes de questions se présentent d’abord, et ne font pas un problème : les scolastiques, trop profondes pour être enquêtées, et les descriptives, trop plates pour soulever quoi que ce soit.

    Voir

    Profonde, ou descriptive ?

    Trois questions sur le suicide.

    À retenir Une question scolastique se débat sans données ; une question descriptive ouvre une liste sans fin ; une question problématisée naît d’une tension, et des données la tranchent.

    À lire · Boîte 1 · Construire le projet de recherche

    Objectifs et critères de jugement

    Qui a gagné ?

    Un objectif, c’est une question ; un critère de jugement, c’est la façon d’y répondre. Un objectif de recherche doit pouvoir être confirmé ou infirmé, être mesurable ou observable, et adapté à la méthode. Une ambition militante est légitime dans un projet associatif, mais ce n’est pas un objectif de recherche.

    Voir

    Objectif : gagner. Qui a gagné ?

    Trois joueurs, les mêmes flèches.

    À retenir Un objectif sans critère de jugement, c’est un jeu sans règle : on fixe la règle avant de jouer.

    Un objectif, un critère ?

    Un exemple : l’enquête RENODENT, fictive.

    À retenir Numérotez vos objectifs et vos critères, et faites-les correspondre dans le même ordre.

    À lire · Boîte 2 · Comprendre la méthodologie

    Sélection et taille de la population

    Combien de personnes, et lesquelles ?

    La diversification et le principe de saturation sont des piliers de la recherche qualitative. Contrairement aux approches quantitatives, la diversification vise à explorer la diversité des phénomènes étudiés, plutôt qu’à représenter statistiquement une population.

    La saturation théorique, quant à elle, marque le point où la collecte de données n’apporte plus d’informations nouvelles ou contradictoires sur les thèmes centraux de la recherche.

    Voir

    Combien d’entretiens ?

    Deux bocaux vides.

    À retenir Environ 15 en diversification interne, 30 et plus en externe : un repère, pas une norme. On s’arrête quand les catégories principales sont saturées.

    À lire · Boîte 1 · Construire le projet de recherche

    La population

    Qui interroger, et par où les trouver ?

    Définir sa population, c’est savoir qui sera concerné, combien de personnes seront incluses, et anticiper les difficultés de recrutement. Les biais de sélection sont inévitables : ils doivent être identifiés et discutés.

    Voir

    D’où viennent les répondants ?

    Neuf canaux de diffusion. À votre avis ?

    À retenir Les réseaux sociaux touchent beaucoup de monde, mais rapportent peu de répondants ; vos adhérents et les associations partenaires, beaucoup.

    Un bon critère d’inclusion, ça s’écrit comment ?

    Une première proposition.

    À retenir Il faut un peu connaître le sujet pour écrire un critère : ici, l’annonce du diagnostic et la maladie d’Alzheimer.

    Inclusion, non-inclusion, exclusion : quelle différence ?

    La population visée.

    À retenir L’inclusion dit qui peut participer ; la non-inclusion écarte des éligibles ; l’exclusion retire des participants en cours de route.

    À lire · Boîte 2 · Comprendre la méthodologie

    Le guide d’entretien

    Que mettre dans un guide ?

    Le guide d’entretien sert à structurer les échanges, éviter les oublis et permettre une comparaison entre les entretiens. Bien qu’il n’existe pas de structure standard, quelques principes sont à respecter. Un modèle de guide est dans la boîte, plus bas.

    Voir

    Le talon, c’est quoi ?

    Les questions qui situent la personne.

    À retenir Le talon situe la personne et son espace social ; il nourrit le tableau de présentation des enquêtés. Le récit, lui, reste entier.

    Un guide, c’est un questionnaire ?

    La personne commence par le traitement.

    À retenir Le guide oriente la parole sans l’enfermer : les thèmes peuvent venir dans le désordre si la personne les aborde d’elle-même.

    Quelle taille pour une thématique ?

    Une thématique : un domaine du vécu à explorer.

    À retenir Ni trop large, ni trop étroite : un domaine précis, mais ouvert, où la personne peut raconter.

    Une bonne question, c’est quoi ?

    Cinq questions fermées.

    À retenir Une question fermée obtient un mot ; une question ouverte, un récit. Remplacez « est-ce que » par « qu’est-ce que » ou « comment ».

    Quand le guide est-il fini ?

    Le guide, version 1.

    À retenir On le consolide après deux ou trois entretiens, pas après vingt : ensuite, il faut pouvoir comparer.

    À lire · Boîte 3 · Connaître les logiciels adaptés

    Recueillir en ligne

    Gratuit, conforme, hébergé pour la santé : lequel ?

    Les logiciels de recueil en ligne touchent beaucoup de répondants et simplifient la collecte. Attention toutefois au RGPD, et à l'hébergement des données de santé.

    Voir

    Gratuit, conforme, hébergé pour la santé : lequel ?

    Cinq outils.

    À retenir Pour des données de santé sans budget : Skezia. Pour une enquête simple sans donnée de santé : Microsoft Forms, avec le compte de votre structure. Jamais un compte personnel.

    À lire · Boîte 2 · Comprendre la méthodologie

    L’analyse thématique

    Découper, puis comparer : comment ?

    L’analyse thématique est l’approche la plus couramment utilisée en recherche qualitative. Elle repose sur un découpage transversal de l’ensemble des entretiens : on regroupe les fragments de discours par thème, puis on confronte, sur un même thème, les points de vue des différents enquêtés.

    Voir

    Qu’est-ce qu’on fait, concrètement ?

    Deux entretiens, chacun avec son fil.

    À retenir Deux gestes : découper chaque entretien selon les thèmes, puis comparer, pour tous les enquêtés, un même thème.

    Comment découper ?

    Une page de Kevin, une page de François (entretiens fictifs).

    À retenir Chaque couleur est une question que l’on pose au texte.

    D’où viennent les couleurs ?

    Les thématiques du guide.

    À retenir Le codage est déductif, parce qu’il part de la grille, et inductif, parce qu’il la laisse déborder.

    Comment comparer ?

    Deux entretiens, lus de haut en bas.

    À retenir On perd la cohérence d’un récit ; on gagne une cohérence entre les entretiens. Et les cases vides comptent aussi.

    Lire en long ou en travers ?

    Une matrice : entretiens × thèmes.

    À retenir Les deux lectures sont nécessaires ; et une case vide est aussi un résultat.

    À lire · Boîte 3 · Les analyses statistiques

    Comparer deux variables

    Significatif veut-il dire important ?

    Mesurer une relation entre deux variables, c’est savoir s’il existe un lien statistiquement significatif, et quelle est sa force. Deux règles suffisent à choisir le test.

    Voir

    Quel test pour mes deux variables ?

    Le tableau des tests.

    À retenir La nature des deux variables choisit la ligne ; les conditions du test choisissent la colonne. Pour deux qualitatives, les effectifs attendus ; dès qu’une variable est quantitative, la normalité.

    Significatif veut-il dire important ?

    Le même écart.

    À retenir La p-value dépend de la taille de l’échantillon : sur un grand échantillon, un petit écart devient significatif. Demandez-vous toujours s’il compte.

    À lire · Boîte 1 · Construire le projet de recherche

    Le déroulement

    Qu’est-ce qui peut bloquer ?

    Le déroulement se pense en amont : c’est là que l’on sécurise la faisabilité, la qualité et la cohérence des données. Comment les données seront produites, à quel rythme, par quels canaux, avec quels outils ?

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    Qu’est-ce qui peut bloquer ?

    Les questions à se poser.

    À retenir Tous les petits détails deviennent de gros obstacles s’ils ne sont pas anticipés.

    À lire · Boîte 1 · Construire la bibliographie

    Gérer ses références

    Une phrase, une citation : comment tenir ?

    Gérer ses références devient vite un casse-tête, surtout là où la norme est « une phrase, une citation ». Zotero, gratuit, stocke, organise et insère les citations, puis génère la bibliographie.

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    Comment Zotero fait-il gagner du temps ?

    Quatre gestes.

    À retenir Le logiciel sur l’ordinateur, une extension dans le navigateur, une autre dans le traitement de texte : trois pièces, un seul outil.

    À lire · Boîte 1 · Construire la bibliographie

    Les références inventées

    Cette référence existe-t-elle ?

    Un assistant comme ChatGPT peut produire des « hallucinations » bibliographiques : le résumé très cohérent d’un article qui n’existe pas, signé de vrais chercheurs, dans une vraie revue. Toujours vérifier.

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    Cette référence existe-t-elle ?

    Une référence qui a tout d’une vraie.

    À retenir Des auteurs crédibles et une vraie revue ne prouvent rien : cherchez le titre dans PubMed, et ouvrez le lien.

    À lire · Boîte 4 · Rédiger des notices d’information

    À quoi sert une notice ?

    Qu’ajoute une notice qualitative ?

    Toute étude intègre une notice adaptée à ses spécificités. La principale différence sépare les études qui recueillent des données directement identifiantes, souvent qualitatives, des enquêtes sans nom ni adresse. Le RGPD s’applique aux unes comme aux autres.

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    Qu’ajoute une notice qualitative ?

    Une notice quantitative.

    À retenir Un entretien recueille des données identifiantes : la notice qualitative ajoute le déroulement, les droits, l’accord pour l’entretien, et change sa rubrique sur les données. Le modèle quantitatif devrait lui aussi rappeler les droits.

    À lire · Boîte 2 · Comprendre la méthodologie

    Le cadre de l’entretien

    Où, comment, et avec quelle posture ?

    La dynamique d’un entretien qualitatif repose sur une interaction complexe entre enquêteur et enquêté. Chaque choix, du lieu à la présentation du chercheur, en passant par l’enregistrement des données, influence la qualité des réponses recueillies.

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    Où faire l’entretien ?

    Quatre lieux possibles.

    À retenir Chaque lieu change l’échange. Justifiez toujours votre choix, et envisagez de mixer les conditions.

    Tout le monde parle-t-il pareil ?

    La position sociale

    Très liée au capital socio-économique et culturel : grande aisance des cadres et professions intermédiaires, mutisme plus fréquent chez les employés et ouvriers.

    Le genre

    Les hommes parlent généralement plus facilement que les femmes.

    Et pour tous

    Parler de soi n’est pas si évident.

    Trois entretiens d’une heure.

    À retenir Ces profils ne sont pas des caractères : l’aisance à parler de soi est socialement située.

    Comment relancer ?

    La même réponse, trois relances.

    À retenir Relancer, c’est creuser ce que la personne a dit, jamais lui souffler ce qu’on pense.

    Et si je ne suis pas d’accord ?

    Deux situations qui poussent à sortir du rôle.

    À retenir La bonne posture n’est pas l’absence de réaction : c’est une curiosité constante.

    Pourquoi deux enregistreurs ?

    Ce qu’on emporte à un entretien.

    À retenir Deux enregistreurs, toujours l’accord préalable, et jamais un enregistrement qui part sur un cloud non sécurisé.

    À lire · Boîte 2 · Valoriser les enquêtes qualitatives

    Les COREQ

    Que demande une revue ?

    Les COREQ (Consolidated Criteria for Reporting Qualitative Research) sont des critères consolidés pour rendre compte des recherches qualitatives par entretiens et focus groups, largement reconnus dans les sciences médicales et sociales. Créée en 2007, cette checklist aide à rendre la démarche explicite et examinable par le lecteur. Elle n’atteste pas la qualité d’une étude ; une étude mal conduite peut rendre compte avec précision de sa mauvaise conduite.

    Le COREQ se compose de 32 items regroupés en trois domaines :

    • L’équipe de recherche et la réflexivité : les auteurs (formation, expérience) et leur positionnement par rapport aux participants.
    • Le design de l’étude : le cadre théorique, la sélection des participants, le cadre des entretiens, la collecte des données, dont la saturation.
    • L’analyse et les résultats : le codage, l’origine des thèmes (prévus ou issus des données), les verbatims référés aux participants, la clarté des thèmes principaux et secondaires.

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    Que demande une revue ?

    Trente-deux cases.

    À retenir Trente-deux critères en trois domaines : le COREQ ne prescrit pas une bonne méthode, il rend visibles les arbitrages.

    À lire · Boîte 3 · Les analyses statistiques

    Décrire une variable qualitative

    Moins de fumeurs à l’hôpital B ?

    Une variable qualitative se décrit par ses effectifs et ses fréquences. Ce sont les fréquences qui permettent de comparer des groupes de tailles différentes.

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    Moins de fumeurs à l’hôpital B ?

    Deux hôpitaux.

    À retenir Les effectifs trompent, les fréquences comparent ; et l’écart entre deux pourcentages se dit en points.

    À lire · Boîte 2 · Comprendre la méthodologie

    Citer les verbatims

    Quelles citations, et comment les présenter ?

    Un verbatim ne se cite pas seul : il se choisit, se présente, se réfère à un enquêté, s’analyse et se discute. Et il se relit contre la transcription avant de rendre.

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    Quelles citations choisir ?

    Un thème, plusieurs candidates.

    À retenir Un à trois verbatims par thème, chacun pour un rôle : représentatif, exemplaire ou atypique. Il incarne un thème ; il ne le démontre pas seul.

    Comment présenter un verbatim ?

    Un extrait à présenter.

    À retenir Un verbatim ne se cite pas seul : il se distingue, se réfère, s’analyse et se discute.

    Cette citation existe-t-elle ?

    Une citation de mémoire, qui a l’air juste.

    À retenir Relisez chaque citation contre la transcription : une citation fausse est une faute, même quand l’idée est juste.

    À lire · Boîte 2 · Comprendre la méthodologie

    Thématiser

    Comment passer des extraits à des thèmes ?

    Thématiser, c’est passer des extraits surlignés à un arbre : des unités de sens, des codes, des sous-thèmes, des thèmes. C’est là que l’analyse se joue : un thème bien construit dit ce que les personnes vivent, et pas seulement de quoi elles parlent.

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    Du passage au thème, combien d’étages ?

    Le thème : la vie sociale.

    À retenir Une réponse n’est pas une unité : si l’on code des réponses entières, on perd ce qui les articule.

    Quelle taille pour un extrait ?

    Un passage à coder.

    À retenir Le bon grain : le passage dit une seule chose, et la dit en entier.

    Partir de la grille, ou des mots ?

    Deux manières de coder.

    À retenir Regrouper d’abord à partir des étiquettes, et ne confronter l’arbre aux objectifs qu’à la fin : sinon, l’induction devient du déductif déguisé.

    Et si un thème imprévu surgit ?

    François parle du travail.

    À retenir La grille oriente ; les données peuvent la déborder. Un thème nouveau reste en pointillés tant qu’il n’est pas confirmé.

    Un thème, c’est une rubrique ?

    Le tiroir s’appelle « alimentation ».

    À retenir Gardez les rubriques pour coder ; au moment d’écrire, vos thèmes doivent dire quelque chose.

    Un extrait à cheval sur deux thèmes ?

    Vie sociale, ou alimentation ?

    À retenir Ce n’est pas l’hésitation qui pose problème : c’est l’hésitation dont il ne reste aucune trace.

    Un thème trop gros ?

    « Traitement » ramasse tout.

    À retenir La question n’est pas « est-il gros ? » mais « dit-il une seule chose ? ».

    Classer suffit-il ?

    Des thèmes, côte à côte.

    À retenir Quand un lien de cause est dit par l’enquêté, on peut l’écrire ; quand c’est nous qui l’ajoutons, il faut le dire, et le modaliser.

    Trois extraits, trois rôles ?

    Trois extraits dans le même sous-thème.

    À retenir Le contre-exemple ne détruit pas le thème : il en dit la limite, et souvent la condition.

    À lire · Boîte 3 · Les analyses statistiques

    Représenter

    Camembert ou barres ?

    Le bon graphique dépend de la nature de la variable : des barres pour les catégories, dans l’ordre si elles en ont un ; un histogramme ou une boîte à moustaches pour les nombres.

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    Camembert ou barres ?

    Deux variables, deux graphiques ratés.

    À retenir Un camembert perd l’ordre d’une échelle ; une barre par âge est illisible : chaque nature de variable a son graphique.

    À lire · Boîte 2 · Valoriser les enquêtes qualitatives

    S’inspirer des autres

    Comment s’inspirer sans copier ?

    L’une des meilleures stratégies pour valoriser votre enquête qualitative est de vous inspirer des travaux qui vous ont marqué. Si un article vous a impressionné par sa clarté, ou qu’un poster vous a captivé par son design, n’hésitez pas à en reprendre la forme, la structure ou les éléments visuels.

    Analyser les réussites des autres permet d’identifier les standards attendus, tout en adaptant ces bonnes pratiques à vos propres résultats. S’inspirer n’est pas copier, c’est apprendre et s’améliorer pour maximiser l’impact de vos travaux.

    À lire · Boîte 1 · Choisir la méthode

    Rigueur et généralisation

    Plus rigoureux, plus généralisable, vraiment ?

    Les deux approches peuvent être tout aussi rigoureuses, mais la rigueur ne se mesure pas de la même façon. Et la généralisation n’est jamais absolue : en quantitatif, elle repose sur des conditions souvent idéalisées ; en qualitatif, on parle de généralisation analytique, ou de transférabilité.

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    Le quantitatif est-il plus rigoureux ?

    Deux colonnes, deux façons d’être rigoureux.

    À retenir La rigueur n’est pas l’apanage du quantitatif : contrôle statistique d’un côté, cohérence méthodologique et réflexivité de l’autre.

    Combien faut-il interroger de Français ?

    67 millions de Français.

    À retenir 384 personnes suffisent, en théorie, pour 67 millions ; mais la représentativité est toujours contextuelle.